En 2025, l’Occitanie a enregistré 140 projets d’investissement directs étrangers, permettant la création ou le maintien de 3 230 emplois, soit une hausse de 19 % sur un an.
L’année 2025 confirme la capacité de l’Occitanie à capter des investissements internationaux malgré un contexte mondial incertain. La région a concentré 7 % des décisions d’investissement étrangères prises en France et 7 % des emplois projetés sur le territoire national. La Région Occitanie et l’Agence de développement économique AD’OCC ont publié ce bilan début juillet 2026, révélant une progression de 19 % du volume d’emplois par rapport à 2024.
Ces 140 projets se répartissent entre 92 créations de nouveaux établissements (66 % du total), 33 extensions de sites existants (24 %) et 2 reprises. Les créations incluent 46 points de vente. Les extensions, bien que moins nombreuses, génèrent un volume d’emplois significatif : 1 551 postes, soit près de la moitié du total régional.
Autre tendance : la montée en puissance des projets sans création immédiate d’emplois, mais visant l’amélioration des capacités industrielles. Leur nombre est passé de 5 en 2024 à 13 en 2025[2]. Parmi eux, 6 concernent la digitalisation des processus de production et 5 la décarbonation de sites industriels, à l’image du projet porté par ArcelorMittal en Lozère.
Production et services aux entreprises : les deux piliers de l’investissement
Les activités de production concentrent 42 % des emplois projetés par les investisseurs étrangers[4]. Les services aux entreprises arrivent en deuxième position avec 21 % des emplois. Les points de vente représentent 18 % de ces emplois, contre 13 % pour les services R&D, ingénierie et design.
Le secteur aéronautique, naval et ferroviaire capte à lui seul 24 % des emplois projetés. L’Occitanie bénéficie ici de son écosystème industriel toulousain et de la présence historique des grands donneurs d’ordres. Parmi les implantations concrètes de 2025, le groupe portugais Tekever a choisi Cahors, dans le Lot, pour une unité d’assemblage de drones. L’entreprise Newcleo s’installe dans le Gard pour ses technologies nucléaires innovantes. La société allemande Autonomous Teaming Solutions renforce sa présence à Toulouse[3].
Le groupe irlandais Paragon ID prépare le déploiement industriel de ses solutions connectées en Occitanie, illustrant l’intérêt des acteurs de la tech pour le territoire.
Haute-Garonne et Hérault : 70 % des emplois, une concentration persistante

La répartition géographique reste déséquilibrée. Deux départements captent plus de 70 % des emplois projetés : la Haute-Garonne (47 %) et l’Hérault (24 %). Suivent le Gard (7 %), les Hautes-Pyrénées (6 %) et le Tarn (5 %). Les huit autres départements de la région se partagent les 11 % restants.
Cette concentration s’explique par la métropole toulousaine, pôle aéronautique et numérique, et par Montpellier, qui attire les services aux entreprises et la santé. Les départements ruraux ou de moyenne densité peinent à capter des projets de grande ampleur, malgré des initiatives locales.
| Département | Part des emplois projetés |
|---|---|
| Haute-Garonne | 47 % |
| Hérault | 24 % |
| Gard | 7 % |
| Hautes-Pyrénées | 6 % |
| Tarn | 5 % |
| Autres départements | 11 % |
Source : Actu.fr
Pourquoi l'Occitanie attire malgré l'incertitude mondiale
Allemagne en tête, Irlande et Suisse en progression
L’Allemagne arrive en tête des investisseurs étrangers avec 24 projets en 2025, totalisant 252 emplois. L’Occitanie capte 7 % des projets allemands implantés en France et 17 % des décisions à l’échelle nationale. Le Royaume-Uni suit avec 20 projets, mais un impact supérieur sur l’emploi : 774 postes. La région concentre 11 % des projets britanniques en France.
Les États-Unis arrivent en troisième position avec 14 projets et 250 emplois. On observe un recul des investissements américains sur le sol français, mouvement amorcé dès 2024 et qui se poursuit en 2025.
Deux autres acteurs se distinguent : la Suisse et l’Irlande. Leur présence en Occitanie, plus discrète historiquement, progresse. L’Irlande, notamment, profite de la dynamique des services numériques et de la tech. La Suisse, de son côté, investit dans l’industrie et les services à haute valeur ajoutée.
| Pays | Nombre de projets | Emplois projetés |
|---|---|---|
| Allemagne | 24 | 252 |
| Royaume-Uni | 20 | 774 |
| États-Unis | 14 | 250 |
Source : Actu.fr
L’Occitanie mise sur ses infrastructures (Port-la-Nouvelle, fret ferroviaire), son offre foncière et la qualité de vie pour conserver son attractivité. Le contexte économique reste néanmoins fragile : l’emploi salarié progresse faiblement (+0,3 %), et le taux de chômage de 8,9 % demeure supérieur aux meilleurs niveaux historiques régionaux. La création d’entreprises, notamment sous le régime de la micro-entreprise, constitue un levier de diversification, mais la consolidation des emplois salariés pérennes reste un enjeu majeur pour 2026.
Investissements étrangers en Occitanie 2025 : les chiffres
- L'Occitanie a enregistré 140 projets d'investissement étrangers en 2025, générant 3 230 emplois (+19 % sur un an)
- La région concentre 7 % des décisions d'investissement étrangères en France et 7 % des emplois projetés
- 92 créations de nouveaux établissements, 33 extensions et 2 reprises composent ces 140 projets
- L'Allemagne arrive en tête avec 24 projets (252 emplois), devant le Royaume-Uni (20 projets, 774 emplois) et les États-Unis (14 projets, 250 emplois)
- La Haute-Garonne et l'Hérault captent 70 % des emplois projetés (47 % et 24 % respectivement)
- 42 % des emplois concernent la production, 21 % les services aux entreprises, 18 % les points de vente
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
