Les thermomètres sont redescendus, mais les poches de sang, elles, manquent toujours. En Centre-Val de Loire, l’Établissement français du sang (EFS) tire la sonnette d’alarme : trois semaines de canicule ont fait fuir les donneurs, et les réserves accusent aujourd’hui un déficit de 2500 dons. Un chiffre qui s’ajoute à la baisse habituelle de l’été, quand une partie des habitants part en vacances. Résultat : les stocks peinent à se reconstituer, alors que les besoins des hôpitaux, eux, ne faiblissent pas.
Chanelle André, responsable de l’antenne EFS qui couvre Centre-Val de Loire et Pays de la Loire, le dit sans détour : « Par rapport au seuil que l’on estime confortable, il nous manque aujourd’hui 2500 dons dans les réserves. Sur les deux régions, nous devrions être à 9000 poches d’avance, nous en sommes à 5956. C’est un niveau bas et assez rare pour la période, ce n’est pas encore un seuil critique, mais on invite chacun à se mobiliser pour éviter la dégringolade. »
L’explication est simple : face aux températures caniculaires, beaucoup de donneurs ont naturellement renoncé à se déplacer. Personne ne leur en veut. Mais maintenant que l’air est redevenu respirable, l’EFS compte sur un sursaut. Car derrière ces chiffres, il y a des patients : un million chaque année, dont la moitié soignés par transfusion, les autres grâce à des médicaments fabriqués à partir de plasma.
Cinq Maisons du don et 190 collectes cet été
Pour donner, pas besoin d’attendre une occasion spéciale. Les cinq Maisons du don de la région (Blois, Bourges, Châteauroux, Orléans et Tours) accueillent les volontaires dans des conditions confortables, climatisées. Et tout au long de l’été, 190 collectes mobiles sont organisées, souvent à proximité du lieu de travail ou du domicile. Quelques dizaines de minutes suffisent. Un seul don peut sauver plusieurs vies.
En Sarthe, voisine de notre région, Nathalie Bardet, responsable des prélèvements à la Maison du don du Mans, rassure ceux qui hésiteraient encore : « Il n’y a pas de risque à donner pendant les fortes chaleurs[3]. » L’EFS adapte d’ailleurs ses collectes : lieux climatisés, ventilateurs, horaires décalés aux heures fraîches. Tout est fait pour que le geste reste simple et sans danger.
L’appel est clair : chaque don réalisé dans les prochains jours contribuera directement à reconstituer les réserves et à garantir la continuité des soins tout au long de l’été. Les créneaux sont nombreux, les besoins réels. Le thermomètre baisse, c’est le moment d’aller donner.
Sources
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