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Incendie entre Biguglia et Furiani : 100 hectares brûlés, « quasiment aucun accès » pour les pompiers

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Depuis samedi 25 juillet en début d’après-midi, les hauteurs entre Biguglia et Furiani brûlent. Ce dimanche matin à 10 heures, le feu est toujours actif. Cent hectares de maquis ont été dévorés. La lisière côté Biguglia reste active, celle de Furiani se stabilise progressivement. Aucune habitation n’est menacée pour l’instant, indiquent les pompiers. Mais l’inquiétude demeure : la zone est si escarpée, si dense, que les camions ne passent pas.

Cent trente sapeurs-pompiers tiennent le terrain, épaulés par deux pélicans. Ils sont restés sur place toute la nuit. Les moyens aériens, eux, se sont posés au coucher du soleil. « Les moyens aériens ne peuvent pas travailler la nuit. Or, c’est la nuit qui va nous inquiéter car nous n’avons pas beaucoup d’accès », expliquait samedi soir le commandant Hervé Duvermy au micro de France 3 Corse Via Stella. Un constat partagé par le maire de Furiani, Pierre-Michel Simonpietri : « Heureusement qu’il y a des Canadairs, sinon c’est inaccessible. »

Le feu s’est déclaré en plein après-midi, dans une zone de maquis très haut, très dense et très raide. En début de soirée, la situation évoluait « défavorablement » : vent tourbillonnant, taux d’humidité faible. Vers 21 heures, le vent est tombé, soulageant les équipes. Ce dimanche, un vent d’Ouest modéré doit souffler, et de la pluie est attendue en fin de journée.

Une zone si difficile que les camions ne circulent pas

« Nous sommes dans une zone difficile d’accès avec un maquis très haut, très dense et un maquis très raide qui empêche nos camions de circuler », détaillait le commandant Duvermy samedi soir. L’intervention des Canadairs dans l’après-midi a été « déterminante », précise-t-il, alors que de nombreux incendies frappent actuellement la Gironde et le Var. « La priorité des moyens aériens est donnée aux feux naissants », justifie-t-il.

« Seule la fraîcheur de la nuit pourra nous aider, mais dans toute la zone impactée, nous n’avons quasiment pas d’accès. Sans les moyens aériens et avec la nuit, il est très difficile d’y travailler »[1], confirmait-il à nos confrères du Figaro. Le commandant précisait également à Corse Matin que « la priorité des secours est de contenir le feu en crête pour éviter qu’il ne bascule du côté de Furiani et ne progresse davantage avec le risque que cela pèserait sur les zones d’habitation »[2].

Consignes de précaution, mais pas d’évacuation

Au plus fort de l’incendie, la proximité avec la ville et les habitations a généré l’inquiétude. « Nous avons une interface habitat végétation importante », notaient les pompiers. La route de Sainte-Lucie, non loin du parking communal de Biguglia, a été fermée à la circulation. Le maire de Biguglia, Jean-Charles Giabiconi, a sécurisé les premières habitations.

Dans un message publié samedi soir sur Facebook, la mairie de Furiani a donné des recommandations : « Par mesure de précaution, si des personnes quittaient leur domicile, nous leur demandons de fermer leurs volets et leurs fenêtres, tout en laissant leur portail ouvert afin de faciliter l’accès des secours. » Les services municipaux ont également diffusé sur leurs réseaux sociaux des consignes de sécurité : ne pas se rendre sur les lieux pour observer l’incendie, rester à l’abri dans un bâtiment si cela est plus sûr que de se déplacer. Louis Pozzo di Borgo, premier adjoint au maire de Furiani, s’est rendu sur place pour évaluer la situation : « Les moyens terrestres et aériens sont mobilisés et le vent semble pousser le feu vers les crêtes. »

Une origine humaine suspectée

Pour Pierre-Michel Simonpietri, le maire de Furiani, l’inaccessibilité de la zone laisse présager d’une origine humaine. « Cela ne peut pas être accidentel, il n’y a personne qui passe par là », estime l’édile. Une hypothèse qui doit encore être confirmée.

La Haute-Corse subit depuis plusieurs jours une série d’incendies. Depuis le 14 juillet, un feu important frappe la vallée de la Restonica à Corte : neuf cents hectares ont été parcourus à ce stade. Un autre incendie s’est déclaré samedi 25 juillet à Oletta, également en début d’après-midi, mais a rapidement été fixé. À Albertacce, un feu déclenché il y a une semaine par des impacts de foudre a entraîné la fermeture d’une portion du GR20 et a parcouru environ trois cents hectares. La situation y était contenue dimanche[3].

Antoine Colonna
Antoine Colonna
Antoine Colonna, rédacteur régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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