Dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, un homme de 45 ans est mort à son domicile de Saint-Gildas-de-Rhuys, petite commune littorale du Morbihan. Un coup de couteau fatal à la clavicule. Des taches de sang visibles dès le portail. Sa compagne, 37 ans, a été mise en examen dimanche 2 août pour meurtre et placée en détention provisoire.
Le corps avait été découvert samedi matin. Aussitôt, le parquet de Lorient ouvrait une enquête pour meurtre, confiée à la Brigade de recherches de Vannes. La femme, placée en garde à vue, reconnaissait connaître la victime depuis deux mois seulement. Le couple vivait en union libre depuis un mois.
Elle n’a pas expliqué son geste. Interrogée pendant la garde à vue, elle a confirmé la relation récente avec l’homme, mais n’a fourni aucune explication sur les raisons qui l’ont poussée à frapper. Le magistrat instructeur a validé son placement en détention provisoire dimanche.
Un coup porté à une zone mortelle
Selon Antoine Loussot, procureur de la République adjoint de Lorient, la victime a reçu un coup de couteau à un endroit précis : la clavicule, zone particulièrement vulnérable où passent des vaisseaux essentiels. Le décès a été rapide. Les traces de sang sur le portail laissent penser que l’affrontement a peut-être commencé ou continué à l’extérieur de la maison.
Le profil du couple interroge : une relation très courte, deux mois de connaissance, un mois de vie commune. Aucun antécédent signalé à ce stade dans le dossier. L’enquête devra établir ce qui a précipité ce drame dans cette petite commune de presqu’île habituellement paisible, à quelques kilomètres de Vannes.
La mise en examen pour meurtre par concubin ouvre la voie à une instruction longue. Le silence de la mise en cause sur ses motivations complique la reconstitution des faits. Dans ce type d’affaires, les premiers éléments d’enquête, témoignages de voisins ou de proches, seront déterminants pour comprendre ce qui s’est joué cette nuit-là.

