Vingt pirogues V1 pour la Fédération tahitienne de va’a. Vingt-cinq bateaux pour le Yacht Club de Tahiti. Six oarboards pour la Fédération polynésienne d’aviron. Une pirogue V6 pour Mana Ura Hoe. Quatre projets, quatre bénéficiaires, près de 30 millions de francs CFP débloqués par l’Agence nationale du sport dans le cadre de son appel à projets territorial. La commission territoriale, composée de représentants de l’État, du Pays et du mouvement sportif, a validé les quatre demandes déposées auprès de la Mission d’appui technique jeunesse et sport du Haut-commissariat. L’ANS a confirmé.
Les deux fédérations et les deux associations qui ont sollicité l’aide publique partagent une ambition : ouvrir la pratique, aller vers les îles éloignées, toucher le sport scolaire et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Ce ne sont pas des équipements de haute performance réservés aux compétiteurs, mais du matériel destiné au plus grand nombre, pour faire du sport un levier d’accès et de cohésion.
De l’aviron au va’a, le matériel au service du territoire
Les oarboards de la Fédération polynésienne d’aviron, les vingt pirogues V1 de la Fédération tahitienne de va’a, les voiliers du Yacht Club de Tahiti : chaque dotation cible une discipline qui compte, ici, autant pour son histoire que pour son ancrage local. La pirogue V6 de Mana Ura Hoe s’inscrit dans la même logique, celle d’une pratique vivante, transmise, accessible dans les communes comme dans les archipels.
Les moyens mis sur la table par l’État, près de 30 millions de francs CFP, s’ajoutent aux dispositifs nationaux que l’ANS déploie par ailleurs : soutien à la construction d’équipements, rénovation énergétique, développement du parasport. Le message est clair : financer la pratique ordinaire, celle qui fait du sport un bien partagé, pas un privilège.
Une continuité assumée
L’Agence nationale du sport poursuit en Polynésie française ce qu’elle fait ailleurs : rendre le sport possible là où les infrastructures manquent, là où le terrain décide. Les quatre projets retenus cette année montrent que la politique publique du sport peut encore miser sur l’équipement de proximité, sur le matériel qui roule, flotte ou rame vraiment.
Reste à ce que ces pirogues, ces voiliers, ces oarboards trouvent leur port, leurs rameurs, leurs pratiquants. C’est l’affaire des clubs et des fédérations, mais aussi des communes qui accueillent, entretiennent, ouvrent. L’argent public finance le matériel. Le territoire, lui, fera vivre le projet.

