Les marchés céréaliers français ont suivi des directions opposées au cours de la semaine. Au 14 septembre 2026, le blé tendre et les orges reculaient, tandis que le blé dur et le maïs progressaient.
Ces cours concernent les échanges de matières premières agricoles. Leur évolution peut influencer les coûts des filières alimentaires, mais elle ne se répercute pas automatiquement ni immédiatement sur les prix payés en magasin.
Le blé tendre perd 8,50 euros par tonne
Le blé tendre en rendu Rouen, référence du marché physique français, s’établissait à 239 €/t pour la période d’octobre à décembre 2026. Il perdait 8,50 €/t en une semaine.
Cette baisse a suivi celle des marchés à terme. Les discussions entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie autour d’un possible accord de paix ou d’une trêve ont également pesé sur les cours. Des difficultés logistiques persistent toutefois en mer Noire et en mer d’Azov.
Dans le même temps, la production mondiale de blé a été réévaluée à 822,4 millions de tonnes, contre 819,3 millions de tonnes estimées en août. Une offre mondiale plus abondante tend généralement à limiter la hausse des cours.
Le blé dur augmente, contrairement aux orges
Le blé dur en rendu Port-La-Nouvelle atteignait 283 €/t pour la période d’octobre à décembre 2026. Son prix gagnait 13 €/t par rapport au 7 septembre. Des acheteurs italiens et espagnols étaient présents, tandis que certains agriculteurs retenaient leurs marchandises.
L’orge fourragère en rendu Rouen reculait pour sa part à 215 €/t, soit une baisse hebdomadaire de 14 €/t. Ce niveau de prix suscitait de nouveau l’intérêt des fabricants d’aliments pour animaux.
L’orge de brasserie diminuait également. En FOB Creil, elle s’établissait à 225 €/t pour la variété Faro et à 237 €/t pour la variété Planet sur la période de janvier à juin 2027.
Le maïs français résiste malgré le recul des marchés à terme
Le maïs en rendu Bordeaux progressait à 270,50 €/t pour la période d’octobre à décembre 2026. Il gagnait 1,50 €/t en une semaine, alors que les contrats à terme reculaient sur Euronext et à Chicago.
Cette fermeté reposait notamment sur des achats de dépannage, au moment où la récolte française commençait. Entre le 1er et le 7 septembre 2026, 9 % du maïs avait été récolté en France, contre 3 % la semaine précédente et 2 % un an auparavant à la même période.
Les stocks mondiaux de maïs attendus en fin de campagne 2025-2026 ont été relevés à 301,4 millions de tonnes. Cette révision a toutefois pesé sur les cours internationaux.
Ce qu’il faut retenir pour les prix alimentaires
Les mouvements observés ne vont pas tous dans le même sens :
- le blé tendre, l’orge fourragère et l’orge de brasserie baissent ;
- le blé dur et le maïs progressent ;
- les récoltes, les stocks mondiaux, la logistique et les négociations autour de l’Ukraine restent déterminants.
À retenir : ces variations renseignent sur les coûts supportés en amont par les filières, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’annoncer une baisse ou une hausse prochaine du prix du pain, des pâtes ou de l’alimentation animale.

