Le solaire photovoltaïque continue de progresser en France en 2026. Au premier semestre, 3,0 GW de capacités supplémentaires ont été raccordés, contre 2,9 GW sur la même période en 2025. Le parc atteint désormais 34,0 GW.
Les derniers chiffres officiels ne montrent donc pas, à ce stade, de ralentissement des raccordements en France. Ils interviennent toutefois dans un cadre réglementaire plus encadré : la nouvelle programmation énergétique fixe la trajectoire jusqu’en 2035 et limite temporairement le rythme d’attribution des soutiens publics.
- 3,0 GW de capacités solaires raccordées en première moitié 2026, légèrement plus qu'en 2025.
- La production photovoltaïque a augmenté de 18 % au deuxième trimestre 2026 par rapport à 2025.
- Un encadrement réglementaire limite temporairement jusqu'fin 2028 le rythme d'attribution des soutiens publics.
3,0 GW de solaire supplémentaires raccordés en six mois
Selon le tableau de bord du solaire photovoltaïque publié par le service statistique du ministère de la Transition écologique le 4 septembre 2026, la puissance du parc français atteignait 34,0 GW au 30 juin 2026.
Sur les six premiers mois de 2026, 3,0 GW supplémentaires ont été raccordés. Le ministère qualifie lui-même ce flux de légèrement supérieur aux 2,9 GW enregistrés pendant le premier semestre 2025. Les données disponibles ne permettent donc pas de parler d’un recul des nouvelles capacités raccordées en France.
La production suit également cette progression. Au deuxième trimestre 2026, la production brute d’électricité photovoltaïque en France métropolitaine a atteint 14,1 TWh, soit une hausse de 18 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Hors autoconsommation, le solaire a représenté 8,6 % de la consommation électrique de France métropolitaine sur cette période.
La France a fixé sa stratégie énergétique jusqu’en 2035

Le cadre a changé en février 2026 avec l’adoption de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie. La PPE 2026-2035 publiée par le ministère de la Transition écologique fixe désormais la stratégie énergétique nationale pour la prochaine décennie.
Cette programmation est bien une mesure adoptée, et non un simple projet : le décret n° 2026-76 du 12 février 2026 publié au Journal officiel est entré en vigueur le 14 février 2026.
Le texte prévoit cependant une contrainte importante. Jusqu’au 31 décembre 2028, le rythme d’attribution du soutien public au photovoltaïque et à l’éolien terrestre ne peut pas dépasser celui fixé par la précédente programmation. Après cette échéance, les capacités soutenues pourront être ajustées en fonction notamment de la consommation électrique, des autres moyens de production décarbonée et des capacités de flexibilité du système électrique.
Pour les particuliers, la TVA à 5,5 % peut s’appliquer jusqu’à 9 kWc
Le développement du photovoltaïque ne concerne pas uniquement les grands parcs. Pour les logements, un taux réduit de TVA de 5,5 % peut s’appliquer à la livraison et à l’installation d’équipements photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale à 9 kWc, sous réserve de respecter les critères techniques prévus par la réglementation.
Les conditions détaillées figurent dans la documentation fiscale officielle publiée au BOFiP. Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er octobre 2025, il ne suffit donc pas qu’une installation soit inférieure ou égale à 9 kWc : les caractéristiques des équipements et les autres conditions réglementaires doivent également être vérifiées.
Les mécanismes de soutien à l’autoconsommation et de vente de l’électricité ont eux aussi évolué. Pour les installations jusqu’à 9 kWc, la vente en totalité au tarif réglementé a notamment été supprimée depuis le 28 mars 2025. Les tarifs et primes applicables sont révisés périodiquement.
Pas de retournement visible dans les chiffres français à ce stade
La situation française ne permet donc pas de conclure à un essoufflement du solaire en 2026. Les raccordements du premier semestre sont légèrement supérieurs à ceux du premier semestre 2025 et la production photovoltaïque continue d’augmenter nettement.
Pour un particulier envisageant une installation, l’enjeu immédiat est surtout de vérifier les conditions fiscales et tarifaires en vigueur au moment du projet. Pour la filière dans son ensemble, les prochains tableaux de bord trimestriels permettront de déterminer si le rythme observé au premier semestre 2026 se maintient jusqu’à la fin de l’année.
Questions fréquentes
Pourquoi les raccordements de panneaux solaires des particuliers sont-ils encadrés jusqu'à fin 2028 ?
La PPE 2026-2035 adoptée en février 2026 impose une contrainte : jusqu’au 31 décembre 2028, le rythme d’attribution du soutien public au photovoltaïque ne peut pas dépasser celui fixé par la programmation précédente. Après cette date, les capacités soutenues pourront être ajustées selon la consommation électrique et d’autres critères.
À quelles conditions un particulier peut-il bénéficier de la TVA réduite de 5,5 % pour l'installation solaire ?
La TVA de 5,5 % s’applique pour les équipements photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale à 9 kWc, mais il ne suffit pas qu’ils soient en dessous de ce seuil : les caractéristiques techniques des équipements et les autres conditions réglementaires détaillées au BOFiP doivent également être respectées.
Quels mécanismes de soutien à l'autoconsommation ont changé depuis 2025 ?
Pour les installations jusqu’à 9 kWc, la vente en totalité au tarif réglementé a été supprimée depuis le 28 mars 2025. Les tarifs et primes applicables sont révisés périodiquement.

