Nestlé prévoit de supprimer jusqu’à 180 postes en France, dans le cadre d’un plan mondial de restructuration portant sur 16 000 suppressions d’emplois, soit près de 6 % des effectifs du groupe suisse.
La filiale française est touchée principalement au niveau de ses équipes support. Ce type de fonction, souvent transverse, concentre les efforts de rationalisation que le nouveau patron du groupe a mis au cÅ“ur de son plan de redressement. L’objectif affiché : éliminer les doublons organisationnels et recentrer les ressources sur les activités opérationnelles.
L’annonce s’inscrit dans une trajectoire que Nestlé a engagée depuis l’arrivée de sa nouvelle direction. Le groupe avait publiquement acté la suppression de 16 000 postes à l’échelle mondiale sur deux ans, un chiffre qui représente environ 5,7 % de ses salariés selon Le Figaro.
180 postes menacés en France, surtout dans les fonctions transverses
En France, les 180 suppressions envisagées concernent en majorité des fonctions support, selon Le Monde et L’Usine Nouvelle. Ces équipes regroupent typiquement les ressources humaines, les finances, la communication et les services juridiques, des périmètres que les grands groupes ciblent en priorité lorsqu’ils cherchent à compresser leur base de coûts fixes.[1]
Le patron de Nestlé a résumé l’état d’esprit de la direction en quelques mots rapportés par L’Usine Nouvelle : “On arrête les petits trucs qui ne” [la citation est tronquée dans la source]. Le message est clair : les projets périphériques passent à la trappe au profit d’une concentration sur les relais de croissance identifiés par le groupe.[2]
Un plan mondial qui touche 2 000 postes en Europe
La France n’est pas la seule exposée. Nestlé prévoit de supprimer environ 2 000 postes en Europe dans le cadre de cette restructuration, d’après Le Monde.[3] Le groupe suisse, qui avait lui-même traversé plusieurs années de turbulences, tente de stabiliser sa trajectoire financière tout en réorientant ses investissements vers des segments jugés porteurs.
Du côté des marques, Nespresso reste une pièce maîtresse du portefeuille, mais elle évolue dans un marché café de plus en plus concurrentiel, où JDE Peet’s mise sur sa marque L’Or pour rogner des parts en grande distribution.[4] La restructuration des fonctions support vise en partie à dégager des marges pour financer ces batailles commerciales.
Le calendrier de mise en Å“uvre du plan en France n’a pas encore été précisé. Les discussions avec les représentants du personnel restent à engager formellement.
Sources
4 sources · 4 faits sourcés
