Le tourisme représente 9 % du PIB de la Nouvelle-Aquitaine, génère 12,3 milliards d’euros de dépenses directes et emploie 142 000 personnes. Des chiffres qui placent ce secteur au niveau d’une filière industrielle.
Trente millions de séjours par an, 57,4 millions de nuitées enregistrées en 2025 : la Nouvelle-Aquitaine s’impose comme la troisième destination touristique de France, derrière l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. La dune du Pilat seule a accueilli 240 000 visiteurs en juillet 2025, un record mensuel. Les campings concentrent plus de 30 millions de nuitées sur l’ensemble de la région.
Ces volumes ne sont pas anecdotiques dans une économie dont le PIB atteignait 172 milliards d’euros en 2020, comparable à celui de la Grèce. Le tourisme y occupe donc une place structurante, pas résiduelle.
Une feuille de route jusqu’en 2028 pour un tourisme durable
Face à ces volumes, la Région et le comité régional du tourisme ont adopté une feuille de route couvrant la période 2023-2028, avec l’ambition affichée de devenir la première destination durable de France d’ici 2030.
Le 28 mai 2026 à Poitiers, les rencontres régionales du tourisme durable ont réuni les élus régionaux autour de ces enjeux. Rémi Justinien, vice-président du conseil régional chargé de l’économie de la mer, du tourisme et de l’économie territoriale depuis décembre 2024, a présidé la session, aux côtés de Michel Durrieu, conseiller régional chargé de la structuration et du développement touristique. [3]
La question de fond : comment préserver l’attractivité d’un territoire aussi contrasté, de la Creuse à la Gironde, sans en épuiser les ressources naturelles qui fondent précisément cette attractivité ?
12,3 milliards d’euros : le poids réel du secteur en chiffres
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Dépenses touristiques directes | 12,3 milliards d’euros |
| Part du PIB régional | 9 % |
| Emplois directs soutenus | 142 000 |
| Nuitées (2025) | 57,4 millions |
| Séjours annuels | 30 millions |
Source : Passion Aquitaine / Ouest-France
La région dispose par ailleurs d’atouts diversifiés qui limitent la dépendance à un seul produit touristique : vignobles bordelais, côte atlantique, Périgord, Marais poitevin, Pays basque. [4] Ce spectre large est précisément ce que la feuille de route 2023-2028 cherche à valoriser sans concentrer les flux sur quelques sites sous pression.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés
