Le groupe Holder a demandé le placement de son pôle industriel Château Blanc en redressement judiciaire. L’usine de Marcq-en-Baroeul, qui emploie la moitié des 400 salariés du pôle, est mise en vente.
Le groupe familial Holder, connu pour ses boulangeries Paul, ne parvient plus à redresser son bras industriel. Château Blanc, qui regroupe trois sites de production dans les Hauts-de-France, a été placé en redressement judiciaire sur demande du groupe, le tribunal de commerce de Lille Métropole ayant été saisi en ce sens.
L’usine de Marcq-en-Baroeul concentre l’essentiel de la menace. C’est là que sont fabriqués viennoiseries, macarons et pain surgelé sur 16 000 m², avec huit lignes de production. C’est aussi le siège du groupe, dont le chiffre d’affaires global atteint 997 millions d’euros, réalisé à 60 % à l’international via 870 boutiques.
Un taux d’occupation de 37 % sur le site de Marcq-en-Baroeul
Le chiffre résume la situation : l’an dernier, l’usine tournait à 37 % de sa capacité. Un niveau catastrophique pour un équipement de cette taille, qui sert la grande distribution et la restauration rapide. Château Blanc affichait un chiffre d’affaires de 89,7 millions d’euros, avec 400 salariés dont 220 environ sur le site normand, les plus directement exposés à la fermeture.[1]
Les deux autres entités du pôle, à La Madeleine (Nord) et à Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais, près d’Arras), se portent mieux. Elles travaillent quasi exclusivement pour le groupe Holder lui-même. Le groupe espère pour elles un plan de continuation, tandis qu’il cherche un repreneur pour Marcq-en-Baroeul.
Les boulangeries Paul préservées, le pôle industriel sacrifié
La ligne de démarcation est nette : le réseau de boutiques Paul n’est pas concerné par la procédure. C’est l’activité de production à grande échelle, exposée aux volumes du marché industriel, qui n’a pas résisté. Depuis plusieurs années, l’usine accumulait les difficultés, sans jamais retrouver un taux de remplissage viable.
Le groupe Holder n’a pas communiqué sur les perspectives de reprise ni sur un calendrier. La procédure judiciaire en cours doit maintenant fixer les conditions d’une éventuelle cession et le sort des salariés concernés.
Sources
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