L’étude Appinio x Ionity 2026 révèle que 79,6 % des conducteurs électriques français partent désormais en vacances sans angoisse. Plus d’un sur deux considère même la recharge comme un moment de détente.
Les départs en vacances ne sont plus un sujet pour les conducteurs de voitures électriques. L’époque où l’autonomie limitée faisait hésiter est révolue. Selon une étude Appinio x Ionity menée auprès de 250 conducteurs français, 82,4 % prévoient un long trajet cet été. Un chiffre modeste en taille d’échantillon, mais qui traduit un changement de perception bien réel sur le terrain.
La pause recharge devient une parenthèse dans le voyage plutôt qu’une contrainte subie. 55,2 % des répondants la jugent « plus agréable » qu’un plein de carburant classique, ou au moins équivalente. 57,6 % en profitent pour prendre un café ou un repas, 36,4 % pour regarder des vidéos ou des séries, 30,8 % pour partager un moment avec leurs proches. 26 % lisent.
Le coût du trajet, premier argument devant l’écologie
Le bénéfice économique passe devant l’argument écologique. 31,6 % des conducteurs interrogés citent les économies réalisées par rapport à un véhicule thermique comme principal avantage du voyage en électrique. L’écologie arrive en deuxième position, avec 24 % des mentions. Le confort acoustique est évoqué par 17,6 % des sondés.
La pratique se structure. 64,8 % des personnes interrogées disposent déjà d’au moins un abonnement de recharge, signe que la mobilité électrique longue distance s’organise autour de services récurrents.
Les chiffres traduisent une évolution spectaculaire de la perception. Selon l’enquête Alphabet France x YouGov 2026, 67 % des Français estiment désormais possible d’effectuer leur trajet de vacances en véhicule électrique[3]. Ils étaient 51 % à le penser en 2024, 52 % en 2025. En deux ans, le bond est de 16 points.
Une autonomie qui change la donne sur autoroute
L’autonomie réelle des modèles récents dépasse désormais les 500 km en conditions routières standards. La Hyundai Ioniq 6 et la Kia EV6 couvrent largement un Paris-Marseille avec un seul arrêt recharge[1]. La consommation moyenne à 130 km/h varie de 16 à 24 kWh/100 km selon les modèles : 16,5 kWh/100 km pour la Hyundai Ioniq 6, entre 21 et 22 kWh/100 km pour la BMW i5[2].
Rouler à 110 km/h au lieu de 130 sur autoroute permet de récupérer jusqu’à 60 km d’autonomie sur un même trajet, un écart loin d’être négligeable quand on part chargé avec famille et bagages[1]. En 2022, 53 % des conducteurs de voitures électriques déclaraient déjà une autonomie supérieure à 300 km selon une étude BVA-Enedis. En 2026, ce chiffre a encore progressé grâce aux nouvelles générations de batteries.
Le marché accompagne cette évolution. En mai 2026, plus de 41 000 véhicules électriques particuliers ont été immatriculés en France, portant le total à plus de 200 000 depuis le début de l’année selon l’Avere-France[3].
| Modèle | Autonomie WLTP | Consommation à 130 km/h |
|---|---|---|
| Hyundai Ioniq 6 | Plus de 500 km | 16,5 kWh/100 km |
| Kia EV6 | Plus de 500 km | — |
| BMW i5 | — | 21-22 kWh/100 km |
| BMW iX3 | Plus de 800 km | — |
Source : Automobile Propre
Pourquoi la pause recharge change la donne
Bornes en panne et files d’attente, les freins persistants
L’inquiétude ne disparaît pas totalement. 44,8 % des sondés redoutent les bornes en panne, 42 % citent l’anxiété liée à l’autonomie et 40 % craignent les files d’attente aux heures de pointe. Ces chiffres montrent que malgré les progrès, le réseau de recharge reste un point de vigilance.
Les opérateurs ont progressé dans la maintenance des bornes et la gestion des flux. L’été, des équipes sont déployées sur le terrain pour accompagner les conducteurs. 100 % des aires de service autoroutières françaises sont désormais équipées de bornes de recharge rapide, avec plus de 4 600 points ultra-rapides (≥ 50 kW) sur le réseau autoroutier national[4].
La planification reste la clé. Les planificateurs d’itinéraire comme ABRP (A Better Route Planner) ou Chargemap permettent de préparer les étapes de recharge avant le départ et de prévoir une borne de repli[4]. ABRP intègre le modèle de véhicule exact, l’état du trafic en temps réel, les conditions météo qui impactent la consommation, et peut adapter l’itinéraire en fonction du style de conduite. La version gratuite suffit pour la majorité des trajets.
Partir à 100 % et préconditionner la batterie
La règle des 80 % de charge s’applique au quotidien pour préserver la batterie sur le long terme. Mais pour un long trajet, partir à 100 % est justifié. La plupart des constructeurs l’autorisent explicitement pour les voyages, en précisant de ne pas laisser la batterie à 100 % stationnée pendant plusieurs jours. mieux vaut brancher le véhicule la nuit précédant le départ et de programmer la fin de charge pour avoir 100 % au moment du départ, pas six heures avant[4].
Le préconditionnement de la batterie, fonction désormais courante sur les modèles récents, permet d’optimiser la température avant la recharge rapide et d’accélérer le plein. Cette fonction se programme depuis l’ordinateur de bord ou l’application mobile du constructeur.
L’évolution des perceptions s’explique par les progrès technologiques réalisés ces dernières années. Les véhicules électriques répondent désormais aux usages longue distance. L’autonomie moyenne atteint environ 400 kilomètres et certains modèles dépassent les 800 kilomètres d’autonomie WLTP. La recharge rapide permet de récupérer plusieurs centaines de kilomètres en quelques dizaines de minutes. Cette troisième édition de l’étude Alphabet France x YouGov confirme que la mobilité électrique apparaît désormais comme une solution crédible pour une part croissante des déplacements, y compris sur longue distance.
Vacances en électrique 2026 : les chiffres à retenir
- 79,6 % des conducteurs électriques partent en vacances sereinement en 2026
- 31,6 % citent les économies comme premier avantage devant l'argument écologique (24 %)
- 64,8 % disposent déjà d'au moins un abonnement de recharge
- 67 % des Français estiment possible leur trajet de vacances en électrique (contre 51 % en 2024)
- Plus de 200 000 véhicules électriques immatriculés en France depuis janvier 2026
Sources
4 sources · 8 faits sourcés
