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Recul de 2 % des contrats d’alternance dans le commerce en Hauts-de-France : 11 590 contrats signés en 2025 malgré la coupe des aides publiques

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En 2025, le commerce des Hauts-de-France a signé 11 590 contrats d’alternance, en recul de 2 % sur un an dans un contexte de coupe des aides publiques à l’apprentissage.

Le chiffre marque un léger repli, mais la dynamique reste solide. Selon l’Opcommerce, opérateur de 20 branches professionnelles du commerce rassemblant 160 000 entreprises, la région compte 7 577 entreprises du secteur et près de 149 563 salariés. Les Hauts-de-France représentent 11 % des contrats d’alternance du commerce en France, ce qui place le territoire au deuxième rang national derrière l’Île-de-France.

Le recul de 2 % intervient alors que les aides publiques à l’apprentissage ont été réduites, une mesure qui aurait pu freiner davantage les recrutements. Pourtant, les entreprises du secteur continuent de miser sur l’alternance pour préparer leurs besoins en main-d’œuvre. L’apprentissage reste largement dominant, avec plus de 10 400 contrats sur l’année, contre 1 162 contrats de professionnalisation.

La répartition des contrats entre apprentissage et professionnalisation traduit une tendance nationale : le contrat de professionnalisation poursuit son repli, avec une baisse de 20 % à l’échelle française en 2025[4]. Ce dispositif, pourtant conçu pour les publics les plus éloignés de l’emploi, peine à convaincre face à l’apprentissage, qui concentre 91 % de l’alternance dans le commerce.

En chiffres
11 590
contrats d'alternance signés en 2025
dans le commerce en Hauts-de-France
−2 %
recul sur un an
malgré la coupe des aides publiques
11 %
des contrats d'alternance du commerce en France
2e rang national derrière l'Île-de-France
30 %
formations de niveau CAP
parmi les contrats d'apprentissage
36 %
des TPE ont signé un contrat d'apprentissage
engagement massif des petites entreprises

Les TPE et les grands groupes portent les recrutements

Les très petites entreprises de moins de onze salariés et les grands groupes de plus de 300 salariés figurent parmi les employeurs les plus engagés dans l’alternance. Selon l’Opcommerce, 36 % des TPE ont signé un contrat en apprentissage en 2025, et 4 % ont eu recours au contrat de professionnalisation. Du côté des grandes structures, 33 % ont accueilli un salarié en contrat d’apprentissage et 69 % en contrat de professionnalisation.

Cette répartition illustre deux logiques distinctes : les TPE privilégient l’apprentissage pour former des profils opérationnels rapidement, tandis que les grands groupes utilisent massivement le contrat de professionnalisation pour reconvertir ou monter en compétences des salariés déjà en poste.

Répartition des contrats d’alternance dans le commerce en Hauts-de-France (2025)
Type de contrat Nombre de contrats Part du total
Apprentissage 10 400 90 %
Professionnalisation 1 162 10 %
Total 11 590 100 %

Source : Centre Inffo

Les entreprises de taille intermédiaire, entre 11 et 300 salariés, sont moins présentes dans les chiffres. Elles recrutent moins en alternance, probablement par manque de ressources dédiées à l’accompagnement des alternants ou par une préférence pour l’embauche directe.

Les formations de niveau CAP toujours en tête

Parmi les contrats d’apprentissage signés dans les Hauts-de-France, les formations de niveau CAP représentent 30 % des dossiers, suivies par les niveaux BTS/BUT à 25 %. Le podium des métiers les plus recherchés en apprentissage se compose de l’employé commercial, du management commercial opérationnel et du conseiller de vente.

Ces trois métiers correspondent aux besoins immédiats du commerce de détail, confronté à une pénurie de main-d’œuvre dans les points de vente. Les formations de niveau CAP permettent d’intégrer rapidement des jeunes dans des postes opérationnels, tandis que les BTS/BUT visent à former des profils d’encadrement pour les enseignes.

La prédominance du CAP témoigne aussi d’une réalité : le commerce recrute massivement des profils de premier niveau de qualification, dans un secteur où les parcours d’évolution interne restent possibles. Les BTS/BUT, eux, répondent à une demande de compétences en gestion, en marketing digital ou en pilotage de points de vente.

Pourquoi le commerce des Hauts-de-France mise sur l'alternance

Résilience malgré la coupe des aides
Le recul de 2 % reste limité alors que les aides publiques à l'apprentissage ont été réduites. Le commerce continue de recruter en alternance, preuve que le dispositif répond à un besoin structurel.
TPE et grands groupes moteurs
36 % des TPE et 69 % des grands groupes ont signé des contrats de professionnalisation en 2025. Les petites entreprises privilégient l'apprentissage, les grands groupes la reconversion interne.
CAP et BTS : deux logiques de formation
Les formations de niveau CAP représentent 30 % des contrats, pour des postes opérationnels immédiats. Les BTS/BUT visent l'encadrement et les compétences en gestion.
Professionnalisation en recul
Le contrat de professionnalisation perd 20 % à l'échelle nationale en 2025. Ce dispositif, conçu pour les publics éloignés de l'emploi, peine face à l'apprentissage.
2e rang national derrière l'Île-de-France
Avec 11 % des contrats d'alternance du commerce en France, les Hauts-de-France confirment leur poids dans l'insertion professionnelle des jeunes.

Un secteur moteur malgré un contexte tendu

Le commerce reste un moteur de l’emploi en Hauts-de-France[1], malgré un contexte économique marqué par la tension budgétaire et la réduction des aides publiques. À l’échelle nationale, plus de 107 000 contrats d’alternance ont été signés dans le commerce en 2025, confirmant le rôle du secteur dans l’insertion professionnelle des jeunes.

La région Hauts-de-France, avec 11 % des contrats nationaux, se positionne comme un territoire clé pour l’alternance dans le commerce. Ce poids s’explique par la densité du tissu commercial régional et par l’implication des branches professionnelles, qui financent et accompagnent les contrats via l’Opcommerce.

Le léger recul de 2 % ne traduit pas un désengagement des entreprises, mais une adaptation à un contexte de coupe budgétaire. Les aides publiques à l’apprentissage, qui avaient été renforcées pendant la pandémie de Covid-19, ont été progressivement réduites à partir de 2024. Les entreprises continuent néanmoins de recruter en alternance, preuve que le dispositif répond à un besoin structurel.

La question qui se pose désormais est celle de la soutenabilité du modèle sans soutien public massif. Les TPE, qui représentent 36 % des employeurs en apprentissage, pourraient être les premières touchées si les coûts de formation augmentent. Les grands groupes, eux, disposent de marges de manœuvre plus importantes pour financer les contrats de professionnalisation, qui restent leur dispositif de prédilection.

Engagement des entreprises dans l’alternance en Hauts-de-France (2025)
Taille d’entreprise Part ayant signé un contrat d’apprentissage Part ayant signé un contrat de professionnalisation
Moins de 11 salariés (TPE) 36 % 4 %
Plus de 300 salariés (grands groupes) 33 % 69 %

Source : La Gazette France

Le commerce des Hauts-de-France démontre une résilience face aux difficultés économiques. Avec 11 590 contrats signés en 2025, le secteur confirme son rôle dans l’insertion des jeunes et dans la formation aux métiers de demain. La région reste un acteur majeur de l’alternance en France, derrière l’Île-de-France, et continue de former les profils dont les entreprises ont besoin pour maintenir leur activité.

Alternance dans le commerce en Hauts-de-France : les chiffres 2025

  • 11 590 contrats d'alternance signés dans le commerce en Hauts-de-France en 2025, en recul de 2 % sur un an
  • Les Hauts-de-France représentent 11 % des contrats d'alternance du commerce en France, 2e rang national
  • L'apprentissage représente plus de 10 400 contrats, contre 1 162 contrats de professionnalisation
  • 36 % des TPE et 33 % des grands groupes ont signé un contrat d'apprentissage en 2025
  • Les formations de niveau CAP représentent 30 % des contrats, suivies par les BTS/BUT à 25 %
  • Les métiers les plus recherchés : employé commercial, management commercial opérationnel, conseiller de vente
Christophe Leclercq
Christophe Leclercq
Christophe Leclercq, rédacteur régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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