Fiat ajoute une motorisation 100 % essence à sa 600 : un 1.2 Turbo de 101 ch, boîte manuelle six vitesses, à partir de 23 850 €. Un pari thermique dans un segment qui bascule vers l’hybride.
Le petit SUV de Fiat n’était jusqu’ici disponible qu’en hybride et en électrique. La marque italienne inverse la logique et rouvre son catalogue au pur thermique, alors que la réglementation environnementale se resserre en Europe. Le calcul est clair : capter les acheteurs qui refusent encore de lâcher la boîte manuelle et l’essence, une clientèle qui reste solide en France.
Le tarif d’entrée s’établit à 23 850 €, un positionnement qui vise frontalement la Peugeot 2008 et la Renault Captur, les deux références du segment des crossovers compacts. Reste à voir si l’argument thermique tient face à des rivales qui misent de plus en plus sur l’hybridation.
Un trois-cylindres 1.2 Turbo déjà connu chez Stellantis
Sous le capot, on retrouve le moteur essence trois cylindres de 1,2 litre, développant 101 ch à 5 500 tr/min et 205 Nm de couple dès 1 750 tr/min. Ce bloc n’a rien d’inédit : il équipe déjà d’autres modèles du groupe Stellantis[3], où il a succédé au 1.2 PureTech. Il embarque une chaîne de distribution et un turbocompresseur à géométrie variable pour soigner les reprises à bas régime.
En ville, la mécanique se montre souple. Les démarrages au feu et les dépassements se négocient sans effort. Sur route, l’allonge est correcte, même si les bruits de roulement montent d’un cran à vitesse autoroutière. La boîte manuelle est jugée précise, la direction légère mais posée. L’agrément de conduite n’est pas bradé au profit du seul prix.
Consommation : le décalage entre la fiche et le bitume
Fiat annonce entre 5,6 et 5,7 litres aux 100 km, avec des émissions comprises entre 127 et 129 g de CO₂ par kilomètre. Sur le papier, la copie est propre pour un thermique de ce gabarit.
Dans les faits, l’écart apparaît vite. Lors d’un essai sur les routes de Turin, la consommation relevée grimpe à 7,5 l/100 km, soit près de deux litres au-dessus des chiffres officiels. Un décalage à confirmer sur un parcours plus long et plus représentatif, mais qui rappelle la prudence à avoir avec les valeurs d’homologation.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Motorisation | Essence 3 cylindres 1,2 L turbo |
| Puissance | 101 ch à 5 500 tr/min |
| Couple | 205 Nm dès 1 750 tr/min |
| Boîte | Manuelle 6 rapports |
| Consommation annoncée | 5,6 à 5,7 l/100 km |
| Consommation relevée (essai) | 7,5 l/100 km |
| Émissions CO₂ | 127 à 129 g/km |
| Prix d’appel | 23 850 € |
Source : Auto-Infos
Pourquoi Fiat rouvre la 600 au thermique
Cinq finitions et un habitacle sans surprise
La gamme se décline en Pop, Icon, Business, La Prima et Sport. Chaque niveau propose une dotation en phase avec les standards actuels de sécurité. On y trouve les aides à la conduite attendues : régulateur de vitesse adaptatif, maintien dans la voie, surveillance des angles morts.
À bord, l’interface d’info-divertissement reste intuitive, sans nouveauté par rapport aux autres versions de la 600. Les finitions haut de gamme, La Prima en tête, se distinguent par des matériaux plus soignés et une dotation étoffée, avec caméra de recul et capteurs de stationnement. Pour le reste, l’habitacle reprend la recette maison, orientée confort des passagers.
La 600 dans l’offensive Fiat de 2026
Ce retour du thermique s’inscrit dans un mouvement plus large chez Fiat. Le constructeur a abaissé ses prix et rouvert plusieurs modèles à l’essence. La Grande Panda est désormais proposée en version thermique de 100 ch à boîte manuelle, à partir de 16 900 €[2], contre 18 400 € pour l’hybride 48 volts de 110 ch. La 600 essence complète ce recentrage vers des tarifs plus accessibles, après une phase de montée en gamme jugée trop chère par la marque elle-même.
La marque prépare par ailleurs une salve de nouveautés. Les modèles Grizzly et Grizzly Fastback, deux SUV pour familles, ouvriront leurs commandes au second semestre 2026[1]. La Grande Panda, de son côté, figure parmi les sept finalistes du titre de Voiture de l’Année 2026 et a décroché l’AUTOBEST CONQUEST Award 2026 dans la catégorie design.
Positionnée face à la Peugeot 2008, la 600 1.2 Turbo mise sur son tarif et ses prestations pour exister dans un segment qui se recompose. Le pari du thermique, dans un marché tiré vers l’hybride et l’électrique, sera scruté de près chez Fiat.
Fiat 600 1.2 Turbo 2026 : les chiffres à retenir
- Fiat lance la 600 en version 100 % essence à 23 850 €
- Moteur 1.2 Turbo trois cylindres de 101 ch, boîte manuelle six rapports
- Consommation annoncée entre 5,6 et 5,7 l/100 km, 7,5 l relevés à l'essai
- Cinq finitions : Pop, Icon, Business, La Prima et Sport
- Concurrence directe de la Peugeot 2008 et de la Renault Captur
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés

