À Wallis-et-Futuna, le salaire minimum tourne autour de 100 000 francs par mois. Une somme dont le poids réel varie selon l’île, les charges, et surtout les solidarités qui entourent le foyer.
Courses, carburant, gaz, téléphone, imprévu médical : pour ceux qui dépendent uniquement de ce revenu, l’équation est serrée. Les habitants interrogés en microtrottoir ne donnent pas tous la même réponse. Certains parlent de survie. D’autres disent qu’on peut tenir, à condition d’être aidé ou de ne pas tout acheter.
Le mot qui revient, c’est “selon”. Selon comment on vit. Selon avec qui.
Marie Fauveau : “Si on a un jardin, on peut très bien vivre”
Pour Marie Fauveau, cheffe d’entreprise et représentante du patronat, la question n’appelle pas de réponse tranchée. Son point de vue : tout dépend du mode de vie adopté.
“Vivre avec 100 000 francs, ça dépend comment on vit. Si on a un jardin, on va cultiver des fruits, des légumes, on va élever des porcs, des poules… On peut très bien vivre. Après, c’est sûr que ce n’est pas le top.”
C’est là que l’archipel diffère d’un territoire urbain classique. L’autoconsommation, la pêche, l’entraide familiale : ces ressources informelles peuvent alléger une fraction significative du budget alimentaire. Mais elles ne sont pas accessibles à tous les foyers de la même façon, et leur disponibilité varie selon que l’on se trouve à Wallis ou à Futuna.
Wallis et Futuna, deux réalités budgétaires distinctes
La source indique que Wallis et Futuna représentent deux réalités différentes sur le plan budgétaire, sans en préciser tous les détails. Ce que l’on sait : la géographie des îles, leur éloignement mutuel et leurs infrastructures propres font que le coût de la vie, l’accès aux commerces et les possibilités de complément en nature ne sont pas identiques d’un côté à l’autre de l’archipel. [1]
Ce point est loin d’être anecdotique. Wallis-et-Futuna est l’une des collectivités d’outre-mer françaises les plus isolées du Pacifique, à près de 16 000 km de la métropole. Les importations y sont structurellement coûteuses, ce qui pèse mécaniquement sur les prix des produits de consommation courante. [2]
Le budget qui se referme vite pour les petits revenus
Le témoignage collecté sur place est sans ambiguïté sur un point : les postes de dépenses contraints laissent peu de marge. Courses, carburant, gaz, factures, téléphone et imprévus suffisent à absorber l’essentiel du salaire minimum. Ceux qui s’en sortent le mieux sont en général ceux qui bénéficient d’un filet de solidarité familiale ou d’un accès à la terre.
Ceux qui ne disposent d’aucun de ces deux leviers vivent une réalité plus difficile, même avec un travail déclaré et un salaire régulier. La question posée par Outre-mer La 1ère n’est donc pas rhétorique : à 100 000 francs par mois, on peut vivre ou survivre selon l’endroit où l’on est, la famille qui vous entoure et ce que l’on choisit, ou peut, de ne pas acheter.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés
