Quatre ans, 163 millions d’euros mobilisés, et plus de 530 entreprises aidées sur tout le territoire régional. Le Prêt Participatif Grand Est (PPGE), lancé fin 2022, a trouvé son rythme. Ce dispositif de financement de long terme, déployé avec le Fonds européen d’investissement et des partenaires bancaires, accompagne les petites et moyennes entreprises dans leurs projets d’investissement, d’innovation ou de développement. En Moselle comme dans les autres départements du Grand Est, les patrons de TPE et de PME y ont accès.
Le 10 juillet dernier, Claude Sturni, vice-président de la Région Grand Est, s’est rendu dans trois entreprises lorraines pour mettre en lumière ce que le dispositif finance concrètement. L’une des visites l’a mené place Stanislas, à Nancy, chez PIOPA Opéra, un restaurant italien dont la rénovation a été financée grâce à un accompagnement de la Banque Populaire dans le cadre du PPGE.
Le prêt participatif ne se limite pas à la restauration : il irrigue tous les secteurs. Industrie, commerce, artisanat, services : la Région veut que l’outil serve partout où une entreprise régionale veut se développer, moderniser un site, innover ou investir. Le PPGE figure dans le Pacte pour l’Industrie du Grand Est, un ensemble de mesures visant à renforcer la compétitivité des filières régionales.
Un dispositif conçu pour durer
Contrairement aux aides ponctuelles, le prêt participatif est pensé comme un levier de long terme. Il vient en complément des financements bancaires classiques, souvent sur des montants que les établissements ne prêtent pas seuls sur des projets risqués ou innovants. La Région indique vouloir poursuivre le renforcement de ce dispositif, pour continuer à soutenir les entreprises dans leur développement.
Le PPGE s’inscrit dans une politique régionale plus large en faveur du tissu économique. Dans le budget 2026 du Grand Est, adopté à 4,14 milliards d’euros, la Région a maintenu un niveau d’investissement élevé (1,6 milliard par an), notamment pour accompagner les entreprises, les filières industrielles et les transitions. Elle investit 327 euros par habitant et par an, premier rang national, selon la collectivité[2].
D’autres leviers pour la création
Le PPGE n’est pas le seul dispositif actif sur le territoire pour accompagner les porteurs de projets. Le programme French Tech Tremplin, par exemple, vise à ouvrir l’entrepreneuriat à des populations sous-représentées : bénéficiaires des minima sociaux, étudiants boursiers, résidents de quartiers prioritaires ou de zones de revitalisation rurale, réfugiés reconnus. La Prépa French Tech Tremplin aide ces profils à tester leur projet et à lancer leur start-up, notamment dans la tech[3].
En parallèle, la Région a lancé en juillet 2026 un nouvel appel à projets doté de 8 millions d’euros, destiné aux industriels (TPE, PME, ETI) pour accompagner leurs projets de transformation. Ces initiatives, cumulées, dessinent une stratégie régionale continue : soutenir l’entreprise existante et faire émerger la suivante[4].
Depuis 2016, la Région a par ailleurs investi 800 millions d’euros dans les ruralités et créé, selon ses chiffres, 18 000 emplois grâce à ses investissements. Entre 2016 et 2026, son investissement annuel a plus que doublé, passant de 750 millions à 1,6 milliard d’euros[5].
Sources
4 sources · 4 faits vérifiés

