Vendredi matin, le peloton s’élancera de Petit-Canal. Pas pour une balade : pour dix jours de course, dix étapes et 1 224,4 kilomètres à travers l’archipel. Le 75e Tour cycliste international de Guadeloupe ouvre sa page d’histoire le 31 juillet, avec un contre-la-montre individuel de 11,9 kilomètres. Le lendemain, changement de décor brutal : 163,5 kilomètres séparent l’aéroport Guadeloupe Maryse Condé de Port-Louis, la plus longue ligne de cette édition.
Pour Frédéric Théobald, président du Comité régional de cyclisme des ÃŽles de Guadeloupe, cette 75e édition doit être celle de « la maturité et du rayonnement ». Il parle d’un « cap historique qui prouve la longévité de notre épreuve, devenue au fil des années un rendez-vous incontournable du calendrier sportif ».
Le rendez-vous est là , en pleine saison estivale. Et il se distingue par son ambition : faire de cette édition anniversaire une vitrine, pas seulement pour les coureurs, mais aussi pour les lieux qui les accueillent. Les départs, cette année, ne se donneront pas tous devant une mairie ou sur une place centrale. L’un sera lancé depuis un parc de loisirs à Sainte-Anne, un autre depuis le site d’une entreprise dans la zone de Moudong à Baie-Mahault, un troisième depuis un magasin de bricolage aux Abymes. La dernière étape partira même du siège d’une organisation patronale à Jarry.
Onze formations étrangères annoncées
Les organisateurs ont voulu « des parcours inédits », associant entreprises locales et collectivités à l’événement. Une manière de faire du Tour un objet hybride : compétition sportive et outil de visibilité territoriale, où la course sert aussi à montrer ce qui fait vivre l’île au quotidien.
Côté peloton, onze équipes internationales ont confirmé leur présence[1]. Wilvo Group – TWC De Kempen de Valkenswaard (Pays-Bas), Sélection ÃŽle-de-France, Competitive Edge Racing (États-Unis), Vendée U, Sélection de Martinique, Atom 6 Bikes Cycleur de Luxe Auto Stroo Continental Team (Australie), Embrace the World (Allemagne), Team Vorarlberg (Autriche), Team Humard VP (Suisse), Quebec en Vélo (Canada) et Aarco Cycling Team (Belgique) seront aux côtés des formations guadeloupéennes.
Les compositions définitives ne sont pas encore publiées, mais l’attente commence à monter autour des noms qui composeront le peloton et des favoris qui se dessineront. L’an dernier, Axel Taillandier avait terminé troisième du classement général, derrière Stefan Bennett de la sélection martiniquaise et le vainqueur colombien Andrés Camilo Ardila.
La relève a déjà montré les muscles
Les regards se tournent aussi vers les clubs locaux. Le 19 juillet, quelques jours avant le coup d’envoi du Tour, le Tour de Marie-Galante a livré un verdict qui a fait du bruit : Loann Gossec, 18 ans, coureur de l’USR Vélo, a remporté la 48e édition après six jours d’une course particulièrement disputée. Une victoire qui rappelle que la relève guadeloupéenne ne se contente pas de participer : elle gagne.
Le détail des parcours, les cartes, les horaires de passage et les principales difficultés seront disponibles dans les prochains jours sur Guadeloupe La 1ère[3], qui assure la couverture intégrale de l’événement en direct sur ses antennes télévision, radio, web et réseaux sociaux.
Le Tour se terminera le dimanche 9 août à Baie-Mahault. D’ici là , les routes de Guadeloupe vivront au rythme du peloton, des supporters au bord des routes, et de ce qui fait battre le cyclisme ici depuis 75 ans : la passion du vélo, la fierté locale et l’envie de voir les siens franchir la ligne en tête.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

