En mai 2026, Airbus a enregistré une hausse de 60 % de ses livraisons par rapport au même mois de l’année précédente, un chiffre qui donne du crédit à l’ambition affichée de livrer 870 avions sur l’ensemble de l’année.
Le chiffre parle de lui-même. Un bond de 60 % en un seul mois, c’est le genre d’accélération qui rassure les actionnaires autant qu’elle envoie un signal aux compagnies aériennes en attente de leurs appareils. Airbus avait pris du retard dans sa montée en cadence post-pandémie, coincé entre des difficultés d’approvisionnement et des goulets d’étranglement chez ses fournisseurs. Ce résultat de mai suggère que la chaîne industrielle reprend souffle.
Un rattrapage qui valide l’objectif de 870 avions
L’objectif annuel de 870 livraisons n’était pas acquis. Pour l’atteindre, Airbus devait démontrer sa capacité à tenir un rythme mensuel élevé de manière régulière. Le mois de mai, avec cette progression marquée, est un argument concret en ce sens. La cadence doit rester soutenue sur les mois à venir pour que l’avionneur européen boucle l’année dans les clous.
La pression est réelle : Boeing, toujours en difficulté sur plusieurs de ses programmes, n’est pas en position de profiter immédiatement des faux pas d’Airbus, mais les compagnies asiatiques et du Golfe qui remplissent les carnets de commandes de Toulouse n’ont aucune patience pour les reports.
La supply chain, variable décisive pour la suite
La performance de mai ne vaut que si elle est reproductible. Et c’est là que se joue tout. Selon le Gifas, qui dressait en mai 2026 le bilan de la filière aéronautique française, 90 % des livraisons de la supply chain arrivent désormais à l’heure, contre 85 % deux ans plus tôt. Une amélioration tangible, même si une quarantaine d’entreprises de la filière restent dans une situation financière fragilisée.
Pour Airbus, tenir 870 livraisons sur l’année implique de ne pas relâcher la pression sur ses équipementiers. Le mois de mai a montré que la mécanique peut tourner à ce régime. Il reste à le confirmer jusqu’en décembre.
