Le vendredi 17 juillet, Laon a accueilli le dernier né de Beer’s Corner. Pas dans le centre ancien, ni près de la gare, mais à la ZAC du Champ du Roy, rue Jean-Jacques Rousseau, là où se dessinent les nouveaux quartiers de la ville. Un bar de 180 m² pour la clientèle, logé dans un bâtiment de 234 m², complété par une terrasse de 60 m². L’endroit ouvre du mardi au dimanche, de 17h à minuit, avec une heure de plus les vendredis et samedis.
Peggy et Fabien Mertens, qui tiennent le lieu, ont une ambition simple : faire se croiser les publics. « Notre souhait est de créer un espace pour que tout le monde se retrouve au même endroit : familles, collègues, étudiants, artisans ou cadres. Nous voulons que chacun se sente bien et ait envie de rester », expliquent les gérants. La formule, c’est celle de Beer’s Corner : bières artisanales pression et bouteilles, tapas, planches de charcuterie et fromages à composer soi-même. Le tout ponctué d’animations : quiz, karaoké, retransmissions de matchs, tournois de jeux vidéo, soirées thématiques.
Une chaîne créée en 2018, franchisée depuis 2023
Beer’s Corner est né en 2018. La franchise a démarré en 2023. Depuis, cinq établissements ont vu le jour, la plupart dans la région. La formule séduit : l’enseigne a même été distinguée Révélation de la Franchise 2026 lors du Salon Franchise Expo Paris. Selon La Gazette France, les fondateurs voient ce prix comme « un signal. Le signal que l’histoire Beer’s Corner ne fait que commencer ». Onze lieux sont aujourd’hui en cours d’ouverture partout en France, moitié cette année, moitié à l’été 2027, dans les Hauts-de-France, en ÃŽle-de-France et près de Montpellier.
La bière artisanale, celle brassée localement, souvent en micro-brasseries de l’Oise ou d’ÃŽle-de-France, reste au cÅ“ur du concept. À l’époque de la première ouverture à Plessis-Belleville, les deux fondateurs avaient même lancé leur propre recette, fabriquée dans une brasserie locale.
Un secteur en tension dans la région
L’ouverture à Laon survient dans un contexte tendu pour les bars de la région. À Lille, le bar Les Sarrazins, installé à Wazemmes depuis huit ans, vient d’enregistrer son premier exercice déficitaire en 2025 : moins 56 000 euros. L’équipe a réagi en interrogeant directement sa clientèle pour comprendre et ajuster. D’autres enseignes font le pari inverse : celui de l’ampleur. Delirium Café, célèbre bar belge à l’éléphant rose, a ouvert un établissement à Lille en 2026, avec la promesse du plus grand choix de bières en France[2]. Même logique pour hôp[i], nouveau bar-restaurant du centre de Lille, qui brasse ses propres bières sur place, dans un local de 135 m² capable d’accueillir une centaine de personnes le soir[4].
Le choix de Beer’s Corner à Laon, c’est une autre ligne : un format moyen, ancré dans un quartier en développement, qui mise sur la convivialité et la proximité plutôt que sur le nombre de références à la carte. Un pari qui mise sur la durée, pas sur l’effet.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

