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CAC 40 en baisse généralisée : la guerre en Iran bloque toute perspective de sortie de crise

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Le CAC 40 recule sans visibilité sur une fin du conflit avec l’Iran. Le blocage du détroit d’Ormuz continue de peser sur les marchés, les prix de l’énergie et la croissance mondiale.

Les Bourses européennes ont décroché. Le CAC 40 a enregistré une baisse généralisée, sans qu’aucune avancée diplomatique ne vienne atténuer la pression : du côté de Washington comme de Téhéran, la guerre s’installe dans la durée.

Le blocage du détroit d’Ormuz, voie de transit pour une part significative des approvisionnements pétroliers mondiaux, est au cÅ“ur de la crise. Depuis le début du conflit, les prix du brut ont grimpé à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

Le Brent à 126 dollars, Trump refuse d’ouvrir le détroit

Donald Trump a rejeté une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, selon des informations publiées fin avril 2026 par Axios. Le président américain a opté pour une stratégie de guerre longue, maintenant le blocus naval tant qu’il n’obtiendra pas de garanties sur le nucléaire iranien. La guerre a déjà coûté 25 milliards de dollars aux États-Unis à cette date. [3]

Les marchés ont immédiatement réagi : le Brent a bondi à 118 dollars dans la soirée, avant d’atteindre 126 dollars le lendemain, soit un plus haut en plus de quatre ans. Trump a jusqu’ici manié la communication avec efficacité, annonçant régulièrement une victoire imminente pour calmer les cours. Mais la manÅ“uvre montre ses limites.

La zone euro, maillon le plus fragile de l’économie mondiale

L’inflation en zone euro a atteint 3,2 % en mai sur un an, contre 1,9 % en février, poussant la Banque centrale européenne à relever ses taux. C’est la grande zone économique pour laquelle les économistes ont le plus révisé à la baisse leurs prévisions de croissance. [1]

Les États-Unis et la Chine résistent mieux. Nanette Hechler-Fayd’herbe, directrice des investissements de la banque Lombard-Odier pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, résume le paradoxe : « Nous avons l’impression d’un monde en dislocation et de marchés et d’entreprises qui se portent à merveille », notant « la bonne tenue des indicateurs avancés de l’activité auprès des chefs d’entreprise aux États-Unis et en Chine ». [1]

Les Bourses européennes avaient déjà subi un premier choc sévère en mars 2026, quand le CAC 40 avait perdu 3,18 % en une seule séance. [5] Le recul du 15 juin s’inscrit dans cette tendance de fond : une Europe plus exposée aux chocs extérieurs, une inflation qui rogne la consommation, et un conflit dont aucun protagoniste ne semble pressé de sortir.

Antoine Rives
Antoine Rives
Antoine couvre l'économie et la vie des entreprises. Résultats, investissements, emploi, Choose France : il remet les chiffres en perspective et distingue la communication du fait économique. Du CAC 40 à la PME, il cherche l'info derrière le communiqué.

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