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Export en Centre-Val de Loire : Nicolas Forissier veut que les PME françaises osent franchir les frontières

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En Centre-Val de Loire, plus de 3 000 entreprises ont bénéficié d’un soutien de BPI France en 2025, alors que le gouvernement presse les PME d’aller chercher des marchés à l’international.

Nicolas Forissier est direct : “Ne pas rester les bras ballants.” Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité l’a redit lors d’un déplacement en Centre-Val de Loire. Sa feuille de route pour 2026 tient en une phrase : “Consolider nos atouts, soutenir nos filières stratégiques et affirmer un agenda de compétitivité ambitieux, tout en défendant une ouverture commerciale exigeante.”

Le contexte national lui donne quelques arguments. Le déficit commercial des biens s’est établi à -69,2 milliards d’euros, en recul pour la troisième année consécutive. Une amélioration portée en grande partie par l’aéronautique, dont l’excédent atteint 33 milliards d’euros, et par une facture énergétique qui s’allège. Mais derrière ce résultat, l’agroalimentaire se dégrade à toute vitesse : l’excédent du secteur est tombé à 200 millions d’euros en 2025, sous l’effet d’une hausse de 8,5 % des importations, notamment depuis le Mercosur, et d’un effondrement des exportations de vins et spiritueux vers les États-Unis, à -40 %.

En chiffres
3 084
entreprises soutenues par BPI France en Centre-Val de Loire
dont 74 % de TPE, en 2025
2 Md€
financements mobilisés par BPI France Centre-Val de Loire
publics et privés, 2025
-69,2 Md€
déficit commercial des biens en France
en recul pour la 3e année consécutive
33 Md€
excédent commercial de l'aéronautique française
principal moteur de l'amélioration du solde
200 M€
excédent agroalimentaire français en 2025
contre des niveaux bien supérieurs les années précédentes

BPI France Centre-Val de Loire : 3 084 entreprises soutenues, 2 milliards mobilisés

C’est dans ce contexte que les dispositifs régionaux prennent tout leur sens. En 2025, BPI France Centre-Val de Loire a accompagné 3 084 entreprises, pour près de 2 milliards d’euros de financements publics et privés mobilisés.[5] Anne Cornet, directrice régionale, parle d’un “contexte économique exigeant” et cite trois axes prioritaires : l’industrie, qui a concentré plus de 200 millions d’euros au bénéfice de 310 entreprises, la transition énergétique et écologique (30 millions d’euros de prêts), et l’entrepreneuriat pour tous, avec 2 000 entrepreneurs des quartiers soutenus.

Les TPE dominent largement le bilan : 74 % des entreprises financées, soit 2 126 structures. Le secteur de l’industrie représentait 39 % des financements accordés par l’antenne régionale en 2024, devant le commerce (19 %) et l’hébergement-restauration (18 %).

BPI France Centre-Val de Loire : soutiens par département en 2025
Département Entreprises soutenues Soutiens BPI (M€) Financements mobilisés (M€)
Cher 368 61 125
Eure-et-Loir 385 131 328
Indre 401 29 75
Indre-et-Loire 814 282 591
Loir-et-Cher 412 63 166
Loiret 705 312 731

Source : La Nouvelle République

DEV’UP : une quarantaine d’opérations pour franchir les frontières

L’autre levier régional, c’est DEV’UP Centre-Val de Loire, l’agence de développement économique qui propose chaque année un catalogue d’opérations collectives à l’export.[4] Environ quarante opérations sont disponibles : stands collectifs sur des salons internationaux comme le SIAL, ProWein, Cosmetic 360 ou CPhI, mais aussi des missions sectorielles et des rencontres acheteurs. La Région cofinance et assure un accompagnement technique et logistique sur mesure.

Le programme cible aussi bien les entreprises déjà présentes à l’international que celles qui envisagent de franchir le pas pour la première fois. Parmi les filières mises en avant : les protéines végétales, identifiées comme filière émergente stratégique. Les salons se déroulent parfois en France, avec l’idée que l’export peut aussi se jouer sur le territoire national, lors de rencontres avec des acheteurs étrangers.

Pourquoi les PME régionales peinent encore à exporter

Déficit en recul, mais fragile
Le solde commercial s'améliore pour la troisième année de suite, mais le résultat repose sur l'aéronautique. L'agroalimentaire, lui, décroche nettement.
TPE majoritaires dans les aides BPI
74 % des entreprises financées par BPI France en Centre-Val de Loire sont des TPE. L'accompagnement à l'export cible en priorité ces structures.
Disparités territoriales marquées
L'Indre-et-Loire concentre 814 entreprises aidées et 591 millions mobilisés, loin devant le Cher (125 millions) ou l'Indre (75 millions).
Agroalimentaire sous tension
Hausse de 8,5 % des importations depuis le Mercosur et chute de 40 % des exportations de vins et spiritueux vers les États-Unis ont plombé le secteur en 2025.
Agenda compétitivité 2026
Nicolas Forissier défend une stratégie d'ouverture commerciale exigeante, sans concessions face aux menaces de mesures de rétorsion.

Aéronautique en tête, agroalimentaire sous pression

Au niveau national, la situation reste contrastée. L’aéronautique affiche un carnet de commandes plein pour la décennie. L’agroalimentaire, lui, ne peut pas se permettre une deuxième année de dégradation à ce rythme, selon La Tribune.[2] Forissier l’a formulé sans détour : “Ce n’est pas en courbant l’échine qu’on va éviter des mesures de rétorsion.”[3]

Pour la région Centre-Val de Loire, l’enjeu est de transformer l’accompagnement en résultats concrets à l’export. Les outils existent, les financements sont mobilisés. Reste à convaincre les dirigeants de PME, souvent absorbés par le marché intérieur, de regarder au-delà des frontières.

Export Centre-Val de Loire 2025-2026 : les chiffres BPI à retenir

  • BPI France a soutenu 3 084 entreprises en Centre-Val de Loire en 2025, pour près de 2 milliards d'euros mobilisés.
  • 74 % des entreprises aidées par BPI France dans la région sont des TPE.
  • DEV'UP Centre-Val de Loire propose environ 40 opérations collectives à l'export chaque année, cofinancées par la Région.
  • Le déficit commercial français des biens a reculé pour la troisième année consécutive, à -69,2 milliards d'euros.
  • L'excédent agroalimentaire français est tombé à 200 millions d'euros en 2025, plombé par les importations du Mercosur et la chute des exports de vins vers les États-Unis.
Aurélie Moreau
Aurélie Moreau
Aurélie Moreau, rédactrice régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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