Le comité de suivi de l’indice des prix vient de rendre sa copie pour le printemps 2026. Et elle pique : le coût de la vie a grimpé de 2,52 % au deuxième trimestre dans l’archipel. Sur un an, la hausse atteint même 3,63 %. Pour les ménages de Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est le portefeuille qui encaisse, entre le plein d’essence, les courses et le chauffage.
Le fuel domestique, celui qu’on fait livrer par camion-citerne pour tenir l’hiver, affiche la hausse la plus brutale : 43,48 % entre avril et juin. En cause, la revalorisation des prix des carburants décidée fin mai, qui a fait passer le litre de fuel de 79 centimes à 99 centimes d’euro. Un saut de vingt centimes qui se répercute directement sur les factures des foyers.
Les carburants pour véhicules personnels n’ont pas été épargnés : gazole et essence extra ont bondi de 18,42 % sur le trimestre. Deux hausses qui touchent tout le monde, que l’on chauffe sa maison au fuel ou qu’on prenne sa voiture tous les jours.
Les fruits bondissent de 5 %, les légumes suivent
Dans les rayons alimentaires aussi, les prix montent. Globalement, l’alimentation, les boissons et le tabac affichent une progression de 1,65 %[2]. Mais certains produits tirent bien plus fort : les fruits ont augmenté de 5,02 %, les légumes, le sucre et le chocolat de 3 %. Même l’eau minérale n’échappe pas à la tendance, avec une hausse de 2,19 %.
Seule bonne nouvelle du trimestre : le dollar canadien. Son cours moyen mensuel a baissé de 1,96 % entre avril et juin 2026. Une petite respiration pour les achats de l’autre côté de la frontière maritime.
Un comité de suivi qui surveille les prix au trimestre
Ce suivi des prix est assuré par un comité associant la direction des politiques publiques interministérielles et de l’ancrage territorial (DPPAT), représentée par Ludivine Quédinet, cheffe du pôle coordination, la présidente de la chambre de commerce Delphine Dagort, Catherine Dodeman pour le conseil économique, social et environnemental, ainsi que Donald Castaing, personnalité qualifiée. Leur mission : photographier l’évolution des prix chaque trimestre pour alerter ménages et décideurs.
Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte déjà documenté. Une étude de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer, publiée en mars 2026, montrait que le coût de la vie à Saint-Pierre-et-Miquelon dépassait largement celui de l’Hexagone, avec des écarts de 70 % sur l’alimentation et de 164 % sur les communications[3]. Malgré des salaires plus élevés dans l’archipel, nombre de ménages peinent à absorber cette surcharge.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

