Guillaume Pot n’a pas oublié. Six mois après la mort de son père, percuté par un deux-roues sur le boulevard du Général-de-Gaulle au Gosier, la famille attend toujours. L’appel à témoins lancé fin juillet par la police nationale ravive l’espoir d’identifier enfin le conducteur qui a pris la fuite cette nuit-là , à la sortie du carnaval Goziéval.
Dans la nuit du 25 janvier, vers 0h40, Jean-Michel Pot, 57 ans, se trouvait à hauteur de la pharmacie, sur le boulevard du Général-de-Gaulle. La foule du Goziéval se dispersait. Un deux-roues l’a percuté violemment. Les secours sont intervenus, mais n’ont rien pu faire. Le motard, lui, a disparu dans la nuit.
Depuis, l’enquête piétine. Les investigations menées par la police nationale n’ont toujours pas permis d’identifier le fuyard. Aucun témoin ne s’est manifesté spontanément. Aucune piste solide n’a émergé. La famille de Jean-Michel Pot vit depuis six mois dans l’attente d’une réponse, d’un nom, d’une explication.
L’appel à témoins relancé par la police
Fin juillet, la police nationale de Guadeloupe a relancé publiquement l’affaire[1]. Les enquêteurs recherchent toute personne ayant assisté à la scène ou possédant des informations sur le conducteur du deux-roues. L’accident s’est produit dans un secteur fréquenté, à la fin d’une manifestation carnavalesque qui rassemble chaque année des centaines de personnes au Gosier. Quelqu’un a forcément vu quelque chose.
Pour Guillaume, le fils de la victime, cet appel représente peut-être la dernière chance de savoir. Six mois, c’est long quand on attend des réponses. C’est long quand on sait que quelqu’un roule encore librement en Guadeloupe après avoir tué votre père et pris la fuite. La famille espère que la mémoire collective du Goziéval, cette fête qui rassemble toute la commune, permettra de faire avancer l’enquête.
Une communauté appelée à témoigner
Le boulevard du Général-de-Gaulle, à la sortie du carnaval, c’est un flux de véhicules, de piétons, de groupes qui rentrent. Dans cette agitation nocturne, identifier un deux-roues qui fuit demande des témoignages précis : une plaque, un modèle, une direction prise, un détail vestimentaire. N’importe quel élément peut faire basculer l’enquête.
La police nationale invite toute personne disposant d’informations à se manifester. Les témoignages peuvent être transmis directement aux services d’enquête. L’anonymat peut être préservé si nécessaire. Ce qui compte, c’est que la vérité sorte.
Pour la famille de Jean-Michel Pot, chaque jour qui passe sans réponse est un jour de plus dans l’incompréhension. Guillaume et les siens veulent simplement comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là , et que celui qui a fui réponde de ses actes. Six mois après, l’espoir reste intact.
Sources
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