Samedi soir, on dansera sous la pluie. Après une semaine brûlante à frôler les 39 degrés dans les terres, la Nouvelle-Aquitaine va enfin pouvoir respirer. Le changement de masse d’air tant attendu s’opérera en fin de journée samedi, ramenant pluie, orages et un mercure qui redescendra enfin vers les 25 à 30 degrés dimanche. La canicule, exceptionnelle depuis juin, rendra les armes face à l’air océanique.
Ce jeudi, ne vous fiez pas au soleil du matin. Dès l’après-midi, le vent bascule soudainement à l’ouest sur tout le littoral. C’est le signal : une dégradation orageuse va remonter depuis le Pays basque jusqu’au nord de la région au fil de la nuit. Pluie et grêle sont attendues depuis les Pyrénées-Atlantiques jusqu’au Limousin, en passant par le sud Gironde et la Dordogne. Mais le phénomène le plus marquant, ce seront les rafales : en Lot-et-Garonne, on prévoit des pointes à 80-90 km/h.
Vendredi au petit matin, le thermomètre affichera encore autour de 20 degrés, alors que la moyenne saisonnière des minimales tourne autour de 16 degrés en cette saison. Le ciel sera dégagé, un léger vent de nord-ouest soufflera, mais la chaleur tiendra bon : 35 à 39 degrés dans les terres, autour de 30 sur la côte Atlantique. Samedi, la baisse ne sera que de deux degrés. Le flux d’ouest pénétrera progressivement, apportant une humidité qui alourdira encore la sensation de chaleur.
Dimanche matin : enfin la fraîcheur sous les orages
C’est samedi en fin de journée que tout bascule. La pluie revient dans la soirée, et cette fois, les températures décrochent franchement. Dimanche, on se réveille sous un temps pluvieux et frais. Des orages toucheront l’ensemble de la région, avec des cumuls de pluie hétérogènes selon les secteurs et des rafales orageuses à prévoir. Les températures nocturnes tomberont enfin vers les 17 à 22 degrés, les maximales redescendront entre 25 et 30 degrés.
Cette canicule s’inscrit dans une série d’épisodes de chaleur extrême qui frappent la région depuis juin[3]. La Nouvelle-Aquitaine avait déjà enregistré des records : 42,5 degrés à Bordeaux mi-juin, 42,7 à Cognac, des valeurs nettement supérieures à la canicule d’août 2003. Les nuits n’avaient pas apporté de répit, avec des températures ne descendant pas en dessous de 20 degrés sur près de 75 % du territoire.
Les sols, extrêmement chauds après plusieurs jours de fournaise, renverront encore beaucoup de chaleur au contact de l’air océanique plus humide. Ce temps lourd prendra le relais avant qu’une ambiance plus supportable ne s’installe vraiment. Mais samedi soir, quand les premières gouttes frapperont les terrasses, on sortira danser sous la pluie.
Sources
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