La colonne de fumée aperçue dimanche après-midi au-dessus de Couchey a fait son effet. Quatre jours après le violent incendie qui a dévasté 150 hectares de massif forestier, nombreux sont les habitants des environs à avoir scruté le ciel avec inquiétude. Le panache venait bien de la zone sinistrée, en hauteur, là où les flammes avaient déjà tout brûlé. Vingt-cinq pompiers se sont déployés aussitôt.
Christophe Etienne, premier adjoint au maire, s’est voulu rassurant dès le début d’après-midi. “Il n’y a plus de fumée”, affirme-t-il. “Le feu a repris dans le périmètre qui a brûlé, sur les hauteurs, mais il a été maîtrisé par les pompiers qui mènent toujours des opérations de reconnaissance. Nous sommes sereins, la population peut se rassurer.” Le feu, cette fois, est fixé. Pour éviter tout nouveau départ, la municipalité a pris un arrêté interdisant l’accès au massif forestier.
L’incendie initial s’était déclaré mercredi 29 juillet, vers 15h15, à la Combe Vaulon de Couchey, à une dizaine de kilomètres de Dijon. Un endroit difficile d’accès, escarpé, où le relief complique le travail au sol. Les pompiers ont dû composer avec le vent, violent par moments, qui a poussé les flammes vers de nouveaux fronts. Jusqu’à 200 soldats du feu ont été engagés, soutenus par des hélicoptères bombardiers d’eau qui venaient s’approvisionner au lac Kir. Des renforts sont arrivés de sept départements voisins.
Une nuit entière de lutte, deux blessés légers
“Ça a été un travail de longue haleine, qui a duré toute la nuit et qui a nécessité une mobilisation de tous les acteurs”, soulignait le lendemain la préfète de Bourgogne-Franche-Comté, Violaine Demaret[3], alors que le feu n’était toujours pas fixé. Jeudi en fin de journée, les pompiers annonçaient enfin la maîtrise de l’incendie. Deux d’entre eux avaient été légèrement blessés durant l’intervention.
Au total, 150 hectares ont été parcourus par les flammes, dont 90 détruits[4]. La circulation avait été interdite sur plusieurs axes, notamment les routes départementales M108 et M74, et les habitants des communes environnantes avaient été invités à rester chez eux, portes et fenêtres fermées, à cause des fumées.
La gendarmerie a lancé jeudi un appel à témoins, invitant toute personne ayant observé des éléments suspects à Couchey le mercredi 29 juillet entre 14 heures et 16 heures à contacter la brigade de Gevrey-Chambertin[5]. L’origine du sinistre reste à déterminer. Pour l’heure, les pompiers poursuivent leur surveillance du secteur, attentifs aux points chauds et aux éventuelles reprises. Dimanche, la vigilance a payé.
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés

