L’ambassadeur de Chine en France a annoncé des mesures destinées à faciliter l’accès des entreprises étrangères au marché chinois, dans une démarche visant à renforcer la coopération économique bilatérale.
La Chine entend rendre son territoire plus accessible aux capitaux extérieurs. C’est le message porté par son ambassadeur à Paris, qui a mis en avant la volonté de Pékin d’améliorer concrètement le cadre dans lequel opèrent les entreprises étrangères implantées sur le sol chinois.
La relation franco-chinoise s’inscrit dans une histoire longue. Les deux pays ont établi leurs relations diplomatiques il y a plusieurs décennies, et l’intensité des échanges s’est depuis multipliée à un rythme soutenu. Ce que résument quelques chiffres : quand les échanges bilatéraux ne dépassaient pas 100 millions de dollars annuels lors de la normalisation diplomatique, ce montant était déjà atteint chaque jour plusieurs années plus tard, selon La Tribune.
Une présence économique croisée encore déséquilibrée
Le nombre d’entreprises françaises ou d’implantations tricolores en Chine s’élevait à 3 900, contre une centaine d’investisseurs chinois recensés en France à la même époque, toujours selon La Tribune [1]. Un déséquilibre que les deux parties cherchent à corriger, du côté chinois en facilitant l’entrée des capitaux, du côté français en améliorant son image économique à l’international.
La France, de son côté, peine parfois à convaincre. Selon L’Usine Nouvelle, même les entreprises déjà implantées dans le pays ne captaient pas plus de 1,2 % des investissements étrangers à certaines périodes [3]. Un contexte qui rend les signaux d’ouverture de Pékin d’autant plus intéressants pour les acteurs économiques français.
Le modèle Choose France, un point de comparaison
La dynamique d’attraction des investissements est devenue un terrain de compétition entre grandes économies. La France a construit autour du sommet Choose France un outil de promotion qui a démontré son efficacité : la 9e édition avait réuni plus de 200 dirigeants étrangers de près de 50 nationalités, pour des engagements atteignant 93 milliards d’euros et plus de 15 600 emplois annoncés sur le territoire national.
La Chine, avec des déclarations comme celle de son ambassadeur en France, envoie un signal similaire : l’amélioration de l’environnement des affaires n’est plus seulement un argument de relations publiques, c’est une réponse à la concurrence entre places d’accueil des capitaux mondiaux.
Des entrepreneurs chinois déjà en quête d’implantations en Europe
L’intérêt des entreprises chinoises pour le marché européen, et français en particulier, n’est pas nouveau. Le China Entrepreneur Club avait envoyé une trentaine de grands patrons en mission à Paris et Bruxelles pour identifier des opportunités d’implantation, selon Le Figaro [2]. La dynamique était donc déjà engagée bien avant les annonces de l’ambassadeur.
Ce que l’initiative actuelle ajoute, c’est une dimension institutionnelle : Pékin ne laisse plus seulement ses entrepreneurs partir à la recherche d’opportunités à l’étranger, il travaille aussi à rendre son propre territoire plus attractif pour les capitaux qui voudraient s’y installer.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
