Lana Nowak n’a jamais fait de concours de beauté. Le 10 septembre, à Vallet, en Loire-Atlantique, elle montera pour la première fois sur une scène de sélection, face à treize autres candidates, pour représenter la Mayenne à l’élection de Miss Pays de la Loire. Vingt ans, un mètre quatre-vingt-un, un parcours entre Loiron et Saint-Pierre-la-Cour, et une année à New York qui a tout changé.
Née près de Rennes, Lana arrive en Mayenne pendant l’école primaire. D’abord à Loiron, puis à Saint-Pierre-la-Cour, où elle grandit. Le dimanche 26 juillet, le comité d’organisation de Miss Pays de la Loire dévoile la liste des quatorze candidates qui se disputeront la couronne. Parmi elles, deux Mayennaises. Lana Nowak en fait partie.
Son projet après le concours est clair : préparer une formation pour devenir hôtesse de l’air. Mais pour l’instant, elle se concentre sur Vallet, sur cette scène qu’elle va découvrir, et sur Lola Winter, l’actuelle Miss Pays de la Loire, à qui elle aimerait succéder.
Une passion transmise par sa grand-mère
“Depuis mon enfance, je suis les Miss et beaucoup la mode grâce à ma grand-mère qui en est fan”, explique Lana[1]. Ce n’est pas une lubie d’adolescence : c’est une histoire de transmission, de soirées passées devant la télévision, de commentaires sur les robes et les défilés. Une passion qui l’accompagne depuis longtemps, mais qu’elle n’osait pas incarner.
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“J’ai toujours voulu participer, mais je n’avais pas assez confiance en moi”, avoue-t-elle. La raison principale ? Sa taille. Un mètre quatre-vingt-un, c’est visible, c’est commenté, c’est souvent moqué. Pendant des années, cette caractéristique l’a empêchée de franchir le pas.
New York, les talons et l’acceptation
Tout bascule pendant l’année écoulée. Lana part étudier aux États-Unis, à New York. Là -bas, elle découvre un rapport au corps différent. “Les New-Yorkais ne sont pas vraiment dans le jugement sur le physique des gens, alors j’ai pu apprendre à porter des talons, à assumer ma taille”, sourit-elle. Ce décalage géographique devient un déclic psychologique. Elle accepte ce qu’elle est, elle porte ce qui la rendait mal à l’aise.
De retour en Mayenne, elle décide de s’inscrire. Son message est direct : “On va peut-être se moquer de vous parce que vous êtes différent. Mais on peut faire de nos complexes des atouts, des choses belles et intéressantes. Donc, il faut toujours croire en soi et ne pas écouter les moqueries.”
Mi-août : entraînement et photos officielles
Mi-août, les quatorze candidates se retrouveront pour deux journées dédiées à l’entraînement et aux photos officielles. Défilé, posture, gestion du stress : tout se joue dans ces quelques heures de préparation collective. Pour Lana, ce sera aussi l’occasion de “faire de nouvelles rencontres avec les candidates, porter une cause et représenter la Mayenne”.
Le concours de Miss Pays de la Loire a changé de formule cette année. Fini les élections départementales préalables comme Miss Loire-Atlantique ou Miss Mayenne : le casting est désormais ouvert à toutes les candidates de la région, sans passage obligé par un concours local[4]. Lana fait partie de cette première promotion sous nouvelle formule.
Rendez-vous le 10 septembre à Vallet. Pour une première fois. Pour représenter un territoire. Et pour montrer qu’un complexe peut devenir une force.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

