Dimanche 26 juillet, vers 23h30, une jeune femme de 22 ans perd la vie sur un rond-point de La Séguinière, près de Cholet. Son véhicule traverse le giratoire à pleine vitesse et percute des arbres. Les pompiers et le Smur, dépêchés sur place, ne peuvent rien faire. Cette nuit-là , Léa Boumard, candidate au concours Miss Excellence Pays de la Loire 2026, s’éteint. Ici, dans le Maine-et-Loire, l’annonce frappe d’autant plus fort que la jeune femme incarnait un rêve d’enfance.
Le lundi 27 juillet, c’est Kelly Tabareau, déléguée régionale et présidente du comité Miss Excellence Pays de la Loire, qui officialise le drame sur les réseaux sociaux. « C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Léa Boumard, survenu ce dimanche 26 juillet 2026 », écrit-elle dans un communiqué sobre et bouleversé. Le comité refuse d’en dire plus : « Pour des raisons évidentes, nous ne donnerons pas davantage de précisions sur les circonstances de son décès. » Une formule qui clôt la porte, par respect pour la famille.
Mais les premiers éléments de l’enquête, eux, parlent déjà . Éric Bouillard, procureur de la République d’Angers, indique privilégier la piste d’un acte volontaire. Pas un accident de la route, donc. Une enquête a été confiée à la gendarmerie pour établir les circonstances exactes du drame.
Une fille de la terre, fascinée par l’univers des Miss
Léa Boumard avait 22 ans. Issue d’une famille d’agriculteurs, elle en était fière. Elle l’écrivait elle-même dans sa présentation pour le concours : « Fière de l’être. » Diplômée du CAP Accompagnement Éducatif Petite Enfance, elle devait reprendre l’école en septembre pour se former au toilettage canin. À côté, elle faisait du mannequinat[2]. Mais ce qui l’animait vraiment, c’était l’univers des Miss, qu’elle suivait depuis l’âge de 5 ans.
Elle parlait aussi d’autre chose, dans ses publications : la peinture diamant, qu’elle décrivait comme « une vraie thérapie ». Et, parfois, elle évoquait son mal-être. Des mots qui prennent aujourd’hui un poids terrible.
Un comité et des proches sous le choc
Sur les réseaux sociaux, les messages affluent. Des camarades de l’école, des candidates d’autres concours, des personnes qui l’ont croisée. « Repose en paix ma beauté. Heureuse d’avoir croisé ton chemin en école et en concours », témoigne l’une d’elles. Le comité Miss Excellence, lui, salue une jeune femme souriante, investie, passionnée. Une silhouette qui restera dans les mémoires du concours régional.
Rappelons-le : Miss Excellence n’est pas Miss France. Le concours, fondé par Geneviève de Fontenay après son départ de la Société Miss France, fonctionne de manière indépendante. Mais pour celles qui y participent, l’engagement est le même.
À La Séguinière, dans les Mauges, la nuit du 26 juillet laisse derrière elle un vide immense. Et des questions, auxquelles seule l’enquête apportera des réponses définitives. Ici, on retient le visage d’une jeune femme de 22 ans, qui rêvait de Miss depuis l’enfance et qui ne verra jamais la finale.
Sources
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