Le 26 septembre prochain, sous le thème « Nuit d’automne enchantée », les jardins de la mairie de Papeete accueilleront l’élection de Miss Dragon Tahiti 2026. Six jeunes femmes, de 19 à 31 ans, se présenteront pour succéder à Haurani Chan, Miss Dragon 2025, qui a porté le titre jusqu’à l’international en se classant parmi les six finalistes de Miss Chinatown Global Pageant. Leurs visages ont été dévoilés lors d’une conférence de presse le 25 juillet à Papeete.
Depuis mai, les candidates se préparent : ateliers, cohésion de groupe, répétitions pour les quatre passages prévus. Le 19 septembre, une semaine avant la soirée d’élection, elles passeront devant le jury pour un entretien individuel. La soirée sera diffusée en direct sur Polynésie La 1ère.
Cette édition marque un tournant réglementaire. L’âge limite, autrefois fixé bien plus bas, grimpe désormais à 30 ans, voire 31 pour la plus âgée des prétendantes. Autre changement : si le concours exigeait jusqu’alors une origine chinoise, toutes les origines asiatiques sont aujourd’hui valorisées. Une ouverture qui reflète la volonté du comité, toujours présidé par Georges Vanffaut, de faire évoluer le concours tout en préservant son ancrage culturel.
Six portraits, six parcours
Raihani Lou, candidate numéro un, a 22 ans. Étudiante en Master d’économie, 1,60 m, elle est Singe de Bois dans le calendrier chinois. Luciana Tseng Fa, même âge, même signe astrologique, mesure 1,65 m. Elle travaille comme vendeuse en boutique[1]. Jessica Mou, 31 ans, psychomotricienne de profession, est Cochon de Bois. Elle mesure 1,65 m. Fauvette Aeryn, 22 ans, étudiante en communication, porte elle aussi le signe du Singe de Bois et mesure 1,61 m.
Heinatea Bu Luc, la plus jeune des six avec ses 19 ans, est Chien de Feu. Taille : 1,68 m. Elle compte, selon ses mots, transformer son appréhension en force et rendre ses proches fiers. Laurence Wan, enfin, clôture la liste des candidates. À 31 ans, elle est la doyenne du concours. Née à Hong-Kong, arrivée en Polynésie à 12 ans, elle est la seule dont le mandarin est la langue maternelle. Gérante de boutiques, active dans la restauration, elle mesure 1,70 m et appartient au signe du Rat de Feu. Elle attendait depuis deux ans que le règlement évolue pour pouvoir s’inscrire. « Avec l’expérience, je suis plus posée qu’avant, plus mature, peut-être, dans mon organisation, la gestion de ma vie et mon activité », explique-t-elle[2].
Une élection née en 1970, un hommage à Jean Tanseau
La première Miss Dragon a été élue en 1970, à l’hôtel Matavai : Marie-Claude Lon-Fant, devant quinze candidates et seulement deux passages au programme. Le concours a ensuite connu une interruption entre 2020 et 2022, période où le Covid-19 a interrompu toute organisation.
Cette année, le comité Miss Dragon Tahiti rendra un hommage appuyé à Jean Tanseau, membre fondateur de l’AS Dragon et organisateur des premières éditions du concours. Un geste de mémoire, dans un territoire où la transmission compte autant que l’innovation.
Haurani Chan, la Miss sortante, a marqué l’histoire du titre en le portant pour la première fois hors du fenua. Elle a conquis le public lors de Miss Chinatown Global Pageant en remportant le prix Miss People’s Choice, preuve que la Polynésie française peut rayonner bien au-delà de ses lagons.
Le 26 septembre, dans les jardins de la mairie de Papeete, l’une de ces six jeunes femmes recevra l’écharpe. Et la fierté d’incarner, pour un an, une culture vivante, ancrée dans le cÅ“ur de Tahiti.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

