Ce lundi matin, les habitants de Bandraboua Nord, Handrema et Mtsahara vont devoir patienter trois heures de plus que prévu avant de voir l’eau revenir au robinet. La Société mahoraise des eaux annonce un report de la remise en eau dans ces trois villages du nord de l’île, initialement programmée entre 10 h et 12 h. Raison invoquée : des travaux électriques en cours à la station de reprise de Dzoumogné, qui empêchent le remplissage des réservoirs.
L’intervention technique bloque le remplissage pendant toute la durée des opérations. Résultat : impossible d’alimenter le nord de Mayotte tant que le niveau des réservoirs reste insuffisant. La SMAE promet une reprise à partir de 13 h, lorsque les cuves auront retrouvé un niveau compatible avec la distribution.
Bandraboua Sud menacé par une coupure temporaire
Pour l’instant, les habitants de Bandraboua Sud continuent d’être alimentés normalement. Mais la SMAE prévient : si le niveau du réservoir venait à chuter en dessous du seuil critique, une coupure temporaire interviendrait, le temps que les réservoirs se remplissent de nouveau. Une épée de Damoclès pour les foyers du secteur, qui dépendent directement du bon fonctionnement de cette station de reprise.
Le nord de Mayotte connaît depuis plusieurs mois des perturbations récurrentes sur le réseau d’eau[1], entre coupures électriques, casses de conduites et tours d’eau imposés. À Acoua-Marvatou, des citernes avaient été déployées en urgence après qu’une entreprise ait endommagé une conduite sur un chantier[2]. À Acoua et Acoua-Marvatou, un planning de distribution un jour sur deux avait même été mis en place pour cinq jours consécutifs.
Précautions à prendre lors de la reprise
Lorsque l’eau reviendra, la SMAE invite les usagers à adopter les gestes habituels de prudence : laisser couler quelques instants avant consommation, purger les installations si nécessaire, signaler toute anomalie. Des consignes connues des Mahorais, qui ont appris à composer avec un réseau souvent mis à l’épreuve.
En juin, le Département-Région de Mayotte avait débloqué 100 000 euros pour soutenir le dispositif « Une cuve, une habitation », porté par l’Office de l’Eau, afin d’aider les familles à mieux faire face à la crise[4]. Une réponse d’urgence à une situation qui, sur le terrain, reste tendue.
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés

