Ce lundi 3 août, le thermomètre a grimpé jusqu’à 36°C dans l’intérieur de la Normandie. Sur le littoral, la brise marine a contenu la chaleur autour de 26°C, mais dans les terres, l’air est lourd, chaud, immobile. En milieu d’après-midi, Météo France a placé le Calvados, l’Eure et la Seine-Maritime en vigilance jaune pour risque d’orages, active entre 18 heures et 22 heures.
Cette alerte ne signifie pas une délivrance pour les sols, loin de là . Les orages attendus ce soir resteront épars, peu organisés, incapables de contrer une sécheresse qui s’aggrave depuis plusieurs semaines. Quelques gouttes tomberont peut-être dans certains secteurs, mais beaucoup de communes normandes ne verront rien du tout.
Dans les trois départements concernés, les températures oscillent selon la géographie locale. En Seine-Maritime, le mercure affiche entre 28 et 35°C, avec un vent faible à modéré et des rafales pouvant atteindre 35 km/h près de la côte. Le ciel alterne entre éclaircies et passages nuageux avant l’arrivée de la dégradation en soirée.
L’est de l’Orne et de l’Eure un peu plus exposé
Sur la majeure partie de la région, les cellules orageuses devraient rester modestes[2]. En revanche, l’est de l’Orne et de l’Eure pourrait connaître des phénomènes un peu plus marqués, selon Keraunos, l’observatoire français des tornades et des orages violents.
Ces zones présentent un risque localisé de forte activité électrique, avec une possibilité, jugée faible, de chutes de grêle. Ailleurs, les orages resteront discrets, peut-être bruyants le temps d’une averse, mais sans conséquence notable.
Pas de pluie durable avant la mi-août, voire au-delÃ
L’espoir d’une pluie salvatrice s’éloigne à mesure que les prévisions se précisent. Tous les modèles météorologiques convergent : aucune perturbation durable n’est attendue dans les jours qui viennent. Quelques averses très localisées pourront toucher certains secteurs, mais sans jamais constituer un épisode pluvieux capable de réhydrater les sols.
Les communes normandes sont déjà dans une situation critique après plusieurs semaines de déficit pluviométrique. Les températures élevées accentuent l’évaporation, aggravant encore le dessèchement des sols, des cours d’eau et des nappes superficielles. Les restrictions d’eau, déjà en place dans plusieurs bassins, pourraient se durcir si la situation persiste.
Selon les dernières tendances, aucun épisode de pluie significatif n’est envisagé au moins jusqu’au samedi 15 août, voire au-delà si les scénarios actuels se confirment. Pour les agriculteurs, les collectivités et les habitants, l’été 2026 en Normandie prend des allures de marathon.
Sources
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