Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont signé une lettre d’intention portant sur l’acquisition de 100 Rafale et leurs armements. La question du financement reste entière.
100 Rafale. C’est le volume inscrit dans la lettre d’intention paraphée en novembre 2025 par les présidents français et ukrainien. Un document officiel, pas un contrat : il acte le principe de négociations en cours, rien de plus. Si une commande ferme suit, les livraisons pourraient s’étaler sur une dizaine d’années, selon Le Monde.
Le financement reste le nÅ“ud du problème. Aucune source de fonds n’est arrêtée à ce stade pour couvrir l’acquisition des appareils et de leurs systèmes d’armes.
Une coopération franco-ukrainienne qui monte en gamme
La lettre d’intention sur le Rafale s’inscrit dans une dynamique plus large entre Paris et Kiev. La France avait déjà engagé la livraison de Mirage 2000-5 à l’Ukraine, dotés de missiles air-air Mica, de bombes AASM de Safran et de missiles de croisière Scalp, avec deux canons de 30 mm. Des pilotes ukrainiens ont par ailleurs été formés sur la base de Cazaux, principalement en vue de voler sur F-16 américains fournis par d’autres pays. [4]
Passer du Mirage 2000-5 au Rafale représente un saut capacitaire considérable. Le Rafale est l’appareil de combat actuel de l’armée de l’air française, là où le Mirage 2000-5 est un chassis des années 1990 en fin de cycle opérationnel dans plusieurs flottes.
Le Rafale actif sur d’autres théâtres : les Émirats arabes unis
Pendant que les négociations avancent avec Kiev, des Rafale ont été déployés aux Émirats arabes unis pour protéger les bases françaises dans la région. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a confirmé début mars 2026 que ces appareils assurent la couverture des centaines de personnels de la marine, de l’armée de l’air et de l’armée de terre stationnés sur place. [3]
Les Émirats sont aussi un client historique : en 2022, la vente de 80 Rafale à Abu Dhabi avait représenté les deux tiers des 27 milliards d’euros d’exportations françaises dans le secteur de la défense, plaçant la France au troisième rang mondial derrière les États-Unis et la Russie. [5]
FCAS en arrière-plan : l’avenir du Rafale en question
La demande ukrainienne intervient dans un contexte industriel tendu pour Dassault. Le programme FCAS, destiné à remplacer le Rafale et l’Eurofighter à l’horizon 2040 dans un consortium franco-germano-espagnol, est dans l’impasse depuis des mois. Dassault et Airbus restent bloqués sur les modalités industrielles du projet, et le PDG de Dassault a estimé début avril 2026 qu’il ne restait que quelques semaines pour sauver le programme. [2]
De son côté, le chancelier Friedrich Merz a laissé entendre en février 2026 que l’Allemagne pourrait quitter le FCAS, estimant ne pas avoir besoin du même chasseur que la France. Une sortie allemande fragiliserait encore davantage un programme déjà à bout de souffle.
Si le Rafale vole un jour aux couleurs ukrainiennes, ce sera donc dans un paysage industriel européen profondément reconfiguré.
Sources
4 sources · 4 faits sourcés

Il existe une multitude de bonnes photos de rafale , et je trouve vraiment déplorable que vous utilisiez que des images générées par IA pour représenter ce bel avion .Je ne parlerai donc pas de votre article ou plutôt peut-être de celui généré aussi par l’IA.
Bonjour,
Vous avez raison sur un point : oui, nos illustrations sont effectivement générées par IA. C’est un choix assumé qui nous permet de produire un contenu régulier, libre de droits, et adapté à chaque article. Acheter des photos officielles Rafale auprès de Dassault ou d’agences spécialisées représenterait un coût rédhibitoire pour un média indépendant comme le nôtre.
Concernant l’article lui-même, il a été rédigé sur la base de sources publiques et vérifiées, comme la plupart des contenus d’actualité. L’IA peut aider à structurer ou enrichir, mais le fond reste documenté.
Désolé que cela vous gênec’est un débat légitime, et chacun fait ses choix éditoriaux selon ses moyens.
Bonne journée.