Jeudi soir, vers 18h30, un départ de feu sur la commune de Saint-Martin-de-Crau a déclenché une mobilisation d’ampleur. Le brasier est parti de la zone industrielle du Bois de Leuze, poussé par le vent en direction de la Dynamite, secteur qui abrite habitations et une usine classée Seveso. Pendant près de trois heures, l’inquiétude a grandi : le vent compliquait le travail des sapeurs-pompiers, et la proximité du site industriel à risque imposait une vigilance maximale.
Dès 19h45, la mairie a activé son plan communal de sauvegarde et demandé à la population de ne pas se rendre sur les lieux. Au plus fort de l’intervention, 130 sapeurs-pompiers et une soixantaine d’engins étaient engagés au sol, soutenus par des moyens aériens. Les conditions météo ne jouaient pas en faveur des hommes du feu, le vent continuant de souffler sur la plaine de la Crau.
À 20h30, la maire de Saint-Martin-de-Crau a annoncé que les choses évoluaient de manière favorable. Le vent s’était calmé, et toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour réagir en cas d’évacuation. Les pompiers restaient mobilisés, au sol comme dans les airs, pour contenir les flammes et protéger la zone sensible.
Une heure et demie plus tard, à 21h25, le feu était circonscrit[1]. Les flammes avaient parcouru 6,5 hectares et mobilisé jusqu’à 174 pompiers. Du côté de la mairie, on indiquait que tout risque était désormais écarté. Les opérations de noyage devaient se poursuivre toute la nuit pour prévenir toute reprise.
Un secteur déjà touché en juillet
Ce secteur de Saint-Martin-de-Crau n’en est pas à son premier incendie cet été. Le 17 juillet dernier, un feu important avait déjà frappé la commune au même endroit, rappelant la vulnérabilité de cette partie de la plaine de la Crau face aux départs de feu en période estivale.
La présence d’une usine classée Seveso dans le périmètre menacé a justifié la prudence des autorités et l’activation rapide du plan communal de sauvegarde. Cette fois, aucun bâtiment n’a été touché, et aucune évacuation n’a été nécessaire. Mais l’épisode rappelle la nécessité d’une vigilance constante dans ces zones où industrie, habitat et espaces naturels cohabitent de près.
Sources
1 source · 1 fait vérifié


