Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la septième nuit consécutive samedi 18 juillet 2026. Téhéran a répliqué par des tirs de drones et missiles contre des bases américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
L’armée américaine a ciblé plusieurs sites iraniens dans la nuit de samedi à dimanche. Les Gardiens de la Révolution ont immédiatement répliqué en déclenchant des tirs contre des installations militaires américaines dans la région du Golfe.
Cette septième vague de frappes intervient alors que Téhéran a menacé vendredi d’entrer dans « une phase d’offensive totale » si Washington poursuit ses bombardements au-delà de « deux ou trois jours ». L’Iran accuse les États-Unis de viser des infrastructures civiles, tandis que le Pentagone affirme frapper uniquement des cibles militaires.
Le conflit s’est déclenché le 28 février 2026 par une offensive israélo-américaine contre l’Iran. Un cessez-le-feu avait été conclu le 8 avril, avant de voler en éclats début juillet lorsque Washington a accusé Téhéran de tirs contre trois navires commerciaux près du détroit d’Ormuz[3].
Bahreïn et le Koweït sous le feu des drones iraniens
L’armée iranienne a revendiqué des frappes de drones et de missiles contre les bases américaines d’Arifjan et d’Ali Al-Salem au Koweït, ainsi que de Juffair et Sheikh Isa à Bahreïn[3]. Ces deux pays du Golfe hébergent d’importantes installations militaires américaines, dont la 5e flotte de la marine américaine basée à Manama.
À Bahreïn, un immeuble résidentiel a été touché par un drone iranien dans la ville de Muharraq, sans faire de victimes. Le bâtiment endommagé ne se trouvait pas à proximité du quartier général de la 5e flotte. Le ministère des Affaires étrangères bahreïni a dénoncé une « escalade dangereuse qui révèle que les agissements de Téhéran ne constituent ni un acte ponctuel, ni un incident isolé, mais bien une approche délibérée et un schéma systématique d’agressions répétées »[2].
Au Koweït, l’armée a repoussé jeudi puis vendredi de nouvelles attaques de drones. Les défenses antiaériennes ont intercepté plusieurs appareils, tandis que des explosions liées à ces interceptions ont été entendues dans la capitale[4]. Les forces iraniennes ont affirmé avoir visé « des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant » sur la base aérienne Ali al-Salem.
Une centrale électrique koweïtienne a également été touchée vendredi, faisant des blessés parmi les militaires koweïtiens[5]. L’armée koweïtienne a fait état d’« attaques de drones et de missiles » dans la nuit.
Le Qatar et la Jordanie également visés
Le Qatar, pourtant médiateur avec le Pakistan dans les efforts de paix, a lui aussi été pris pour cible par les forces iraniennes. Les habitants ont reçu une brève alerte en raison d’une menace sécuritaire jugée élevée. Des sirènes d’alerte aérienne ont retenti à deux reprises à Bahreïn[3].
La Jordanie figure également parmi les pays ciblés par les ripostes iraniennes. Téhéran a annoncé des frappes contre des installations américaines sur le territoire jordanien, sans préciser les dégâts causés.
Un porte-parole de l’armée iranienne avait averti que « si les Américains frappent les infrastructures de la République islamique, alors toutes les infrastructures de la région deviendront des cibles légitimes pour l’Iran »[5]. Cette doctrine élargit considérablement le champ des représailles possibles aux pays alliés de Washington dans le Golfe.
Pourquoi l'escalade militaire s'intensifie au Moyen-Orient
Infrastructures civiles et militaires dans le collimateur
Les frappes américaines ont touché des infrastructures de transport en Iran, notamment des ponts, selon des médias iraniens. Des bombardements ont également visé différents secteurs du détroit d’Ormuz, dont l’île de Qeshm et la région de Bandar Abbas[4]. Huit militaires iraniens ont été tués lors de la première série de frappes dans la nuit du 7 au 8 juillet.
De la fumée s’est élevée d’un port près du détroit d’Ormuz après une frappe américaine à Kuhestak, dans la province d’Hormozgan. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur des dégâts sur les installations portuaires iraniennes.
Un drone a par ailleurs frappé un navire au large du port irakien de Bassorah. Le bateau transportait des véhicules de marques américaines et arrivait des Émirats arabes unis. Il a été touché à proximité d’un terminal pétrolier irakien[4]. Le ministère irakien du pétrole a indiqué vérifier des informations concernant la chute d’un objet non identifié sur un pétrolier.
Le détroit d’Ormuz, verrou du pétrole mondial
Le conflit menace directement le détroit d’Ormuz, par où transitent 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial. Un protocole d’accord avait été signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran pour permettre la réouverture du détroit[3], mais l’accord est désormais caduc.
Les cours du pétrole ont de nouveau bondi face à cette escalade. Les marchés craignent un embrasement régional qui paralyserait durablement les exportations énergétiques du Golfe. L’Iran a menacé de « suspendre complètement » les négociations visant à mettre fin à la guerre si Washington poursuit ses attaques[2].
Le cessez-le-feu du 8 avril apparaît de plus en plus fragile. Les deux parties s’enfoncent dans un cycle de représailles quotidiennes qui fait craindre une conflagration à l’échelle du Moyen-Orient. Aucun signe d’accalmie ne se profile après une semaine de frappes ininterrompues.
Septième nuit de frappes : l’essentiel
- Les États-Unis bombardent l’Iran pour la septième nuit consécutive samedi 18 juillet 2026
- L’Iran réplique en frappant Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et le Qatar
- Un immeuble résidentiel touché à Bahreïn, une centrale électrique au Koweït
- Téhéran menace d’entrer dans « une phase d’offensive totale »
- Le détroit d’Ormuz, par où transitent 20 % du pétrole mondial, au cœur du conflit
- Huit militaires iraniens tués depuis la première vague de frappes du 7 juillet
Pourquoi l’escalade militaire s’intensifie au Moyen-Orient
Septième nuit de frappes américaines
Washington bombarde l’Iran depuis le 7 juillet sans interruption. Téhéran accuse les États-Unis de viser des infrastructures civiles comme des ponts et des ports, tandis que le Pentagone affirme frapper uniquement des cibles militaires.
Ripostes iraniennes contre les bases américaines
Les Gardiens de la Révolution ciblent systématiquement les installations militaires américaines du Golfe. Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et le Qatar ont subi des attaques de drones et de missiles ces derniers jours.
Le détroit d’Ormuz paralysé
Le protocole du 17 juin prévoyait la réouverture du détroit, par où transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Les cours du brut bondissent face au risque d’une paralysie durable des exportations.
Menace d’offensive totale
Téhéran a prévenu vendredi qu’il passerait à « une phase d’offensive totale » si les frappes américaines se poursuivent au-delà de deux ou trois jours. L’Iran menace de suspendre complètement les négociations de paix.
Cessez-le-feu rompu depuis juillet
Le conflit avait débuté le 28 février 2026 par une offensive israélo-américaine. Un cessez-le-feu conclu le 8 avril a volé en éclats début juillet après des tirs iraniens contre trois navires commerciaux.
Septième nuit de frappes au Moyen-Orient : les faits
- Les États-Unis bombardent l'Iran pour la septième nuit consécutive samedi 18 juillet 2026
- L'Iran réplique en frappant Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et le Qatar
- Un immeuble résidentiel touché à Bahreïn, une centrale électrique au Koweït
- Téhéran menace d'entrer dans « une phase d'offensive totale »
- Le détroit d'Ormuz, par où transitent 20 % du pétrole mondial, au cœur du conflit
- Huit militaires iraniens tués depuis la première vague de frappes du 7 juillet
Sources
4 sources · 11 faits vérifiés

