Une femme résidente de Tahiti a été hospitalisée au Centre hospitalier de la Polynésie française après avoir été diagnostiquée avec une infection invasive à méningocoque. Son état est stable, annonce le ministère de la Santé. Les personnes ayant été en contact étroit avec elle ont reçu un traitement préventif par précaution. Depuis ce cas, aucun autre signalement n’a été enregistré.
C’est le sixième cas diagnostiqué dans le fenua depuis le début de l’année. Un chiffre qui pousse les autorités sanitaires à maintenir une surveillance renforcée sur l’ensemble du territoire.
La bactérie se transmet par voie aérienne lors de contacts rapprochés : toux, éternuements, échange de salive. Une fois dans l’organisme, elle peut frapper vite. L’infection invasive provoque des méningites dans 30 à 60 % des cas, et des septicémies dans 20 à 30 % des cas. Bien que rare, la maladie peut évoluer rapidement et entraîner des complications graves si elle n’est pas prise en charge à temps.
Les signes à surveiller
Les symptômes classiques : forte fièvre, maux de tête intenses, raideur de la nuque, sensibilité à la lumière, grande fatigue. En cas de septicémie, des taches rouges ou violacées apparaissent sur la peau. Face à ces signaux, le ministère de la Santé appelle à consulter sans tarder un médecin, en particulier pour les jeunes enfants et les personnes fragiles[2].
L’année a déjà connu cinq autres cas. En avril, un nourrisson de Ua Pou, aux Marquises, avait été évacué vers le CHPF après avoir présenté des signes de méningite. En mars, un homme d’une trentaine d’années résidant à Papeete avait été pris en charge pour un choc septique. En juin, un habitant de Nuku-Hiva, diagnostiqué à Tahiti durant sa période de contagiosité estimée du 3 au 25 juin, avait nécessité une surveillance étendue[3]. Chaque fois, les autorités ont déclenché le protocole de prévention auprès des contacts proches.
Une surveillance qui reste active
Le Bureau de la veille sanitaire et de l’observation de l’ARASS reste mobilisé. Toute personne ayant des questions peut le contacter pour obtenir des informations complémentaires. Dans un territoire où les îles sont parfois éloignées et où les liens familiaux et communautaires sont étroits, la rapidité de la prise en charge et de l’information fait souvent la différence.
Pour l’heure, la situation semble contenue. Mais la vigilance reste de mise dans l’archipel, où chaque nouveau cas rappelle la nécessité de rester attentif aux symptômes et de ne pas tarder à consulter.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

