Le caporal-chef Teihoarii Peterano, 35 ans, est décédé le 24 juin à Castelsarrasin. Vendredi 3 juillet, sa famille, le 31e régiment du génie et des centaines de personnes lui ont rendu hommage avant son rapatriement en Polynésie française.
C’est son fils de onze ans qui a découvert le corps, dans la nuit du 23 au 24 juin, dans le jardin de la maison familiale. Les sapeurs-pompiers et le Samu 82 sont intervenus vers 2 h 45, mais les tentatives de réanimation n’ont pas permis de le sauver. Teihoarii Peterano comptait quatorze années de service, décrit par ses supérieurs comme un militaire exemplaire.
Une semaine plus tard, Castelsarrasin s’est réunie autour de son épouse et de leurs trois enfants. L’hommage s’est tenu l’après-midi du 3 juillet à la chambre funéraire : sous de grands marabouts blancs installés en extérieur, des bancs accueillaient plusieurs centaines de personnes. Famille civile, frères d’armes en uniforme, amis, connaissances, directeur de l’école et enseignant de la ville se sont rassemblés.
Une haie d’honneur et des chants polynésiens
Dès l’arrivée, une haie d’honneur formée par les militaires du 31e régiment du génie veillait à l’entrée. Un livret détaillant le déroulé d’une cérémonie protestante a été distribué aux participants. Au moment où le cercueil a quitté la chambre funéraire[1], l’assistance s’est levée comme un seul homme, accompagnant le cercueil au son d’un vibrant chant polynésien.
Les deux « familles » du défunt, civile et militaire, se sont unies dans le chagrin. Des proches, installés à l’avant, ont entonné d’autres chants traditionnels accompagnés de leurs instruments. Parmi eux, le poignant Te tama Rurutu, immédiatement repris en chœur par l’assemblée.
Le pasteur a prononcé un office bouleversant : « Il a décidé de fermer le livre de sa vie lui-même en emportant une page de la nôtre. C’était un fils, un frère, un époux, un papa, un papa poule. » L’onde d’émotion a submergé le public au fil de la prédication et des cantiques qui ont suivi.
Mobilisation pour un rapatriement vers Rurutu
Des prises de parole d’une grande intensité ont conclu la cérémonie. Le frère du défunt, puis son épouse, très émue, ont livré des témoignages intimes. Le chef de corps du 31e RG a salué la mémoire de ce soldat, rappelant la trace indélébile qu’il laisse au sein du régiment.
Une cagnotte en ligne[4] a été lancée par la famille pour financer les obsèques et le rapatriement de la dépouille vers son île natale de Rurutu, en Polynésie française. Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages de condoléances ont été publiés par ses proches, ses frères d’armes et des internautes polynésiens[5]. Beaucoup ont salué la mémoire d’un homme décrit comme « bienveillant », « respecté » et profondément attaché à sa famille.
À la caserne Marescot, base du 31e régiment du génie à Castelsarrasin, la cellule de crise est restée active. Le colonel Basile Caire a rendu hommage à un militaire « exemplaire, dévoué et unanimement apprécié par ses chefs et ses camarades ».
Une communauté militaire et polynésienne en deuil
Une autopsie ordonnée par la justice
Le parquet de Montauban a ordonné une autopsie en raison de la nature violente du décès. Les examens médico-légaux ont eu lieu le 26 juin à l’Institut médico-légal de Toulouse-Purpan. D’après les premières constatations de la police, l’intervention d’un tiers a été écartée, mais la justice devait lever définitivement les derniers doutes sur les circonstances exactes.
Teihoarii Peterano laisse derrière lui un immense vide parmi ses frères d’armes et dans la communauté polynésienne de métropole. La solidarité s’est organisée autour de la famille, témoignant de l’ancrage du militaire dans la vie locale et de l’élan collectif qu’a suscité sa disparition brutale.
Hommage au caporal-chef Peterano : les faits
- Teihoarii Peterano, 35 ans, caporal-chef de première classe au 31e régiment du génie, décédé le 24 juin à Castelsarrasin
- Son fils de onze ans a découvert son corps dans le jardin familial vers 2 h 45
- Quatorze années de service, trois enfants, marié
- Hommage rendu le 3 juillet à la chambre funéraire de Castelsarrasin avec haie d’honneur militaire et chants polynésiens
- Une cagnotte en ligne a été lancée pour financer le rapatriement vers Rurutu, Polynésie française
- Autopsie réalisée le 26 juin à Toulouse-Purpan, intervention d’un tiers écartée
Une communauté militaire et polynésienne en deuil
Un militaire unanimement apprécié
Quatorze ans de service, décrit comme exemplaire et dévoué par le colonel Basile Caire. Un « papa poule » pour ses proches, un frère d’armes respecté au 31e RG.
Mobilisation pour le rapatriement
Une cagnotte en ligne a été lancée pour financer les obsèques et le rapatriement vers Rurutu. L’élan de solidarité a réuni famille, militaires, anonymes et la communauté polynésienne de métropole.
Autopsie et enquête judiciaire
Le parquet de Montauban a ordonné une autopsie le 26 juin pour déterminer les circonstances exactes du décès. L’intervention d’un tiers a été écartée par la police.
Hommage polynésien et militaire
La cérémonie du 3 juillet a mêlé rites protestants et chants traditionnels polynésiens, dont le Te tama Rurutu. Haie d’honneur militaire et témoignages de la famille ont marqué l’adieu.
Hommage au caporal-chef Peterano : les faits
- Teihoarii Peterano, 35 ans, caporal-chef de première classe au 31e régiment du génie, décédé le 24 juin à Castelsarrasin
- Son fils de onze ans a découvert son corps dans le jardin familial vers 2 h 45
- Quatorze années de service, trois enfants, marié
- Hommage rendu le 3 juillet à la chambre funéraire de Castelsarrasin avec haie d'honneur militaire et chants polynésiens
- Une cagnotte en ligne a été lancée pour financer le rapatriement vers Rurutu, Polynésie française
- Autopsie réalisée le 26 juin à Toulouse-Purpan, intervention d'un tiers écartée
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
