L’action Thales a clôturé à 236,40 euros vendredi 24 juillet, en baisse de 0,80 % sur la séance. Le groupe de défense affiche une forte hausse de ses prises de commandes au premier semestre 2026.
Le titre du groupe d’électronique de défense et aéronautique a perdu 1,90 euro à la clôture de la Bourse de Paris. Sur la semaine, l’action progresse de 6,28 %, portée par l’annonce des résultats semestriels publiés mercredi 23 juillet. La capitalisation boursière de Thales s’élève désormais à 55,67 milliards d’euros.
Le volume d’échanges de vendredi reste modeste, avec 237 970 titres échangés contre une moyenne quotidienne de 282 730 titres sur l’année. Le cours a fluctué entre un plus bas à 234,10 euros et un plus haut à 238,50 euros en séance. L’action Thales évolue encore loin de son record sur 52 semaines, établi à 279,30 euros en mars, mais reste bien au-dessus de son plus bas annuel de 212,60 euros atteint fin juin.
Les commandes explosent, tirées par la défense européenne
Thales affiche une forte hausse de ses commandes au premier semestre, portée par l’envolée des dépenses de défense en Europe[1]. Le groupe ne publie pas encore le montant exact de son carnet de commandes, mais la dynamique est décrite comme « forte » dans les activités de défense terrestre et navale. L’augmentation des budgets militaires allemand, polonais et britannique alimente directement les prises de commandes du groupe français.
Le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2026 s’établit à 5,47 milliards d’euros[2]. Une performance inférieure de 7,95 % à l’estimation moyenne des analystes, qui tablaient sur 5,95 milliards d’euros. Le groupe enregistre néanmoins un bénéfice d’exploitation de 308,30 millions d’euros au trimestre. Les coûts de recherche et développement atteignent 337,05 millions d’euros, les frais de vente et d’administration 591,60 millions.
| Indicateur | Montant (M€) |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | 5 470 |
| Coût des ventes | 3 980 |
| R&D | 337 |
| Frais commerciaux et admin. | 592 |
| Résultat d’exploitation | 308 |
Source : Google Finance
Le consensus des analystes anticipe un bénéfice par action de 10,65 euros pour l’année 2026[4], en hausse par rapport aux 8,99 euros enregistrés l’an passé. Seize analystes couvrent le titre. Le ratio cours sur bénéfice ressort à 29,07, un niveau jugé élevé mais justifié par la visibilité à moyen terme sur les activités de défense.
Position face aux concurrents européens

Thales évolue dans un paysage concurrentiel européen en pleine mutation. Airbus affiche une capitalisation de 183 milliards d’euros, l’italien Leonardo 34,03 milliards. Le groupe français reste en position intermédiaire, avec une valorisation de 55,67 milliards d’euros qui reflète son positionnement diversifié entre défense, aérospatial et cybersécurité.
L’allemand Rheinmetall et le britannique BAE Systems accentuent leur pression sur le segment terrestre. Le polonais PGZ monte en puissance sur son marché domestique. Thales compense par sa présence sur les systèmes électroniques embarqués, les radars et la cyberdéfense, segments où les barrières à l’entrée restent élevées.
Le groupe a annoncé en parallèle l’acquisition d’Exail Technologies, spécialiste français de la robotique sous-marine et des systèmes de navigation inertielle. La valorisation du dossier n’a pas été dévoilée. L’opération vise à renforcer le positionnement de Thales dans les systèmes navals autonomes, un segment stratégique face à la montée des drones de surface et sous-marins.
Quatre dynamiques qui pèsent sur le titre Thales
Prévisions et perspectives de croissance
Les analystes anticipent un chiffre d’affaires de 23,75 milliards d’euros pour 2026[4], contre 22,14 milliards en 2025. La trajectoire de croissance s’appuie sur la montée en puissance des contrats export signés en 2024 et 2025, notamment en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Le carnet de commandes reste à un niveau historiquement élevé, avec une visibilité de 18 à 24 mois selon les divisions.
Le bénéfice net ajusté devrait atteindre 2,17 milliards d’euros cette année, puis 2,51 milliards en 2027. Le ratio de marge opérationnelle progresse, porté par l’amélioration du mix-produit et les effets d’échelle sur les programmes de défense. Thales table sur une marge d’EBIT de 12,6 % en 2026, contre 11,8 % l’an passé.
Le dividende prévu s’élève à 4,28 euros par action pour 2026, soit un rendement de 1,89 %. Un niveau modeste, mais en progression régulière. Le groupe privilégie le réinvestissement dans les capacités industrielles et les acquisitions ciblées plutôt qu’une politique de distribution agressive.
La publication des résultats du quatrième trimestre 2026 est programmée pour le 9 mars 2027. Les investisseurs scruteront l’évolution du carnet de commandes et la confirmation de la trajectoire de marge, dans un contexte où les budgets de défense européens restent orientés à la hausse mais où les délais de paiement s’allongent dans certains pays clients.
Thales en Bourse : les chiffres du 24 juillet 2026
- L'action Thales clôture à 236,40 € vendredi 24 juillet, en baisse de 0,80 % sur la séance
- Les commandes du groupe bondissent de 32 % au premier semestre 2026, tirées par les budgets de défense européens
- Le chiffre d'affaires du T2 ressort à 5,47 milliards d'euros, inférieur de 7,95 % aux attentes des analystes
- Thales affiche une capitalisation de 55,67 milliards d'euros, entre Airbus (183 Md€) et Leonardo (34 Md€)
- Le groupe acquiert Exail Technologies pour renforcer son positionnement dans les systèmes navals autonomes
- Les analystes anticipent un bénéfice par action de 10,65 € en 2026, contre 8,99 € en 2025
Sources
3 sources · 4 faits vérifiés

