Le Grand Palais sous verrière, les Ferrari 250 alignées sur le parquet, les moteurs qui résonnent sous la charpente métallique du XIXe siècle. Du 3 au 9 mai, le Tour Auto est de retour à Paris pour sa 57e édition. Cette année, le départ se fait depuis ce lieu emblématique avant de plonger vers le sud-ouest, direction Biarritz, sur 2200 kilomètres de routes et de circuits.
Près de 250 voitures prennent le départ. Des Ferrari 250 dans toutes leurs versions, des Porsche 911 2.6L ST, des BMW 2002, une poignée de Maserati A6G. Pas de répliques, pas de restomod édulcoré : des machines d’époque, celles qui roulaient déjà dans les années 1960 et 1970, et qu’on pousse encore aujourd’hui à la limite sur circuit et en montagne.
Le parcours ne fait pas de cadeau. Après les vérifications techniques au Grand Palais les 3 et 4 mai, le départ officiel est donné depuis le château de Courances. Premier arrêt au circuit de Nevers Magny-Cours, à 250 kilomètres de la capitale, pour une première séance de roulage chronométré. Ensuite, cap vers le Massif Central.
Les montées du Massif Central et les circuits du Sud
C’est là , dans les montagnes, que le Tour Auto se joue vraiment. Les étapes spéciales les plus techniques traversent cette région, entre lacets serrés et routes de crête. Le convoi descend ensuite vers le Pont du Gard, puis remonte vers Toulouse en passant par le circuit d’Albi[4].
Le 8 mai, l’étape dite « marathon » mène les équipages à Pau, ville historique du sport automobile français. Une session est programmée sur le circuit de Pau-Arnos, au pied des Pyrénées, avant de poursuivre vers Nogaro. Dernière ligne droite : Biarritz, sur la baie de Vizcaye, où les voitures franchissent la ligne d’arrivée après six jours d’effort.
Yann Beurard dans les derniers préparatifs
À La Réunion, l’équipe du pilote Yann Beurard peaufine les derniers réglages de sa voiture à deux semaines du départ[2]. Chaque détail compte : suspension, freinage, calage moteur. Sur un événement de cette exigence, la fiabilité technique fait la différence autant que la vitesse pure.
Le Tour Auto ne teste pas seulement les pilotes. Il teste aussi la confiance qu’on place dans une machine de collection, capable de tenir 2200 kilomètres à rythme soutenu, circuit après circuit, montagne après montagne. Peu d’événements demandent autant aux voitures et à leurs propriétaires. Et c’est précisément ce qui attire, chaque année, des centaines d’équipages prêts à prendre ce risque.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

