Vendredi 26 juin au soir, quai de Valmy, dans le dixième arrondissement de Paris. Un homme se noie dans le canal Saint-Martin. Les pompiers de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris arrivent rapidement, sortent le corps de l’eau. Trop tard : malgré leurs efforts, l’homme ne peut être ranimé. La préfecture de police confirme le décès.
Ce qui frappe, c’est le lieu et le moment. Depuis mi-juin, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a ouvert une portion du canal Saint-Martin à la baignade. Une zone de cent mètres, surveillée, pour permettre aux Parisiens de tenir face à la vague de chaleur qui s’abat sur le pays. Une première, une expérimentation de crise. Sauf que l’homme ne se trouvait pas dans cette zone. Ni dans les horaires autorisés.
« En dehors de l’espace surveillé et des horaires d’ouverture de la baignade », précise Emmanuel Grégoire sur le réseau social X. Le maire adresse ses condoléances aux proches et remercie les secours. « Ce soir est d’une infinie tristesse », écrit-il. Alexandra Cordebard, maire du dixième arrondissement, appelle chacun à respecter « plus que jamais » les règles de baignade. Le parquet de Paris ouvre une enquête pour établir l’identité certaine du défunt et les circonstances exactes du drame, selon Le Parisien.
Cinquante-cinq noyades depuis le début de la canicule
Ce décès n’est pas isolé. Depuis le début de l’épisode caniculaire qui frappe la France, la ministre des Sports a recensé cinquante-cinq noyades à travers le pays[2]. Le chiffre date de vendredi matin, avant même ce nouveau drame parisien. L’été est à peine entamé, et déjà les bassins, les lacs, les rivières et les canaux tuent.
La baignade surveillée au canal Saint-Martin devait être une réponse à la chaleur. Elle reste ouverte aussi longtemps que nécessaire, avait promis le maire de Paris mi-juin, en fonction de la durée du « pic caniculaire ». Mais l’attrait de l’eau froide dépasse les limites posées. Ce vendredi soir, un homme l’a payé de sa vie. Les enquêteurs cherchent encore à reconstituer ce qui s’est passé, quai de Valmy, dans un canal ouvert aux Parisiens mais dont les berges restent dangereuses dès qu’on sort du périmètre balisé.
Sources
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