Une entreprise spécialisée dans l’automobile annonce la fermeture de neuf magasins sur le territoire français, dont quatre situés en Occitanie. Le secteur automobile encaisse une pression sans relâche.
La décision est actée. Neuf magasins vont fermer leurs portes en France, et c’est l’Occitanie qui absorbe le choc le plus visible avec quatre fermetures concentrées dans la région. Le nom de l’enseigne concernée et le calendrier précis des fermetures ne sont pas communiqués dans les éléments disponibles, mais le signal est clair : les réseaux de distribution automobile continuent de se contracter.
Occitanie en première ligne
Quatre fermetures sur neuf en Occitanie, c’est une concentration géographique qui interroge. La région paie un tribut particulièrement lourd dans cette restructuration, sans que les causes locales soient précisément détaillées. Reste que le mouvement s’inscrit dans une tendance de fond : les réseaux physiques de vente automobile souffrent, entre la montée du digital, la contraction des volumes et des coûts fixes qui ne baissent pas.
L’automobile française traverse une période difficile. L’équipementier Dumarey Powerglide a annoncé en janvier 2026 la fermeture de son usine strasbourgeoise, supprimant 320 emplois directs [4]. “L’impact va être énorme”, avait déclaré Malek Kirouane, délégué syndical CGT, évoquant aussi les prestataires et salariés indirects touchés. Dans ce contexte, les défaillances d’entreprises atteignent des niveaux records : après un pic historique en 2025, les chiffres sont encore en hausse au premier trimestre 2026, menaçant plus de 75 000 emplois selon le cabinet Altares [3].
Stellantis tient un discours rassurant
Face à cette accumulation de mauvaises nouvelles, Stellantis maintient un discours de stabilité sur ses sites français. “Nous n’avons pas de projet de fermeture à Poissy ou dans d’autres sites français”, martèle Jean-Charles Lefebvre, porte-parole du groupe, qui évoque des productions engagées jusqu’en 2028 [5]. Le groupe, qui rassemble Peugeot, Citroën et Fiat, prévoit par ailleurs un investissement d’un milliard d’euros en France.
Cette assurance ne dissipe pas toutes les craintes. Jean-Pierre Mercier, délégué Sud de Stellantis à Poissy, voyait dans les récents épisodes de chômage partiel “une étape de plus vers la fermeture”. Les arrêts de production se multiplient, et si la direction affirme qu’ils ne seront pas définitifs, le malaise reste palpable sur les sites.
La fermeture des neuf magasins annoncée vient donc s’ajouter à une liste qui s’allonge, des équipementiers aux réseaux de distribution, dans un secteur automobile français qui cherche encore son point d’équilibre.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés

