Six startups des territoires français de l’Océan Indien ont décroché une place à VivaTech grâce à Bpifrance, confirmant l’émergence d’un écosystème tech aux antipodes de la Silicon Valley.
L’information est tombée ce 26 juin : Bpifrance a sélectionné six jeunes pousses originaires de La Réunion, de Mayotte ou de l’arc indianocéanique pour les emmener à VivaTech, le grand-messe parisienne de l’innovation. Une présence qui ne doit rien au hasard, et tout à un travail de repérage mené par la banque publique d’investissement dans ces territoires souvent oubliés des radars de la tech hexagonale.
Des territoires ultramarins au cÅ“ur de l’innovation française
L’Océan Indien abrite des écosystèmes numériques en pleine construction, portés par des contraintes locales qui deviennent des atouts : connectivité à réinventer, agriculture à moderniser, santé à distance à structurer. Ce sont précisément ces besoins spécifiques qui façonnent des startups capables d’adresser des marchés que les grands acteurs continentaux ne regardent pas.
Bpifrance accompagne ces structures dans leur montée en puissance, du financement amorçage jusqu’à la mise en réseau avec les grands donneurs d’ordre. La participation à VivaTech s’inscrit dans cette logique : offrir une vitrine nationale, voire internationale, à des fondateurs qui construisent depuis des territoires excentrés mais français.
VivaTech, accélérateur de visibilité pour la French Tech d’outre-mer
Pour ces six équipes, le passage par VivaTech représente une occasion concrète de rencontrer des investisseurs, des partenaires industriels et des médias qui n’auraient pas spontanément fait le déplacement jusqu’à Saint-Denis de La Réunion. Le salon parisien reste l’un des rares rendez-vous où la densité des décideurs tech justifie le voyage.
Bpifrance n’a pas communiqué le détail des six startups sélectionnées ni leurs secteurs d’activité dans les informations disponibles. Ce qui est certain, c’est que leur présence à Paris souligne une volonté affichée de la banque publique de ne pas limiter la French Tech aux seules métropoles continentales.
