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Bahreïn repousse une nouvelle salve iranienne : septième nuit de frappes américaines sur l’Iran, Téhéran riposte sur trois pays du Golfe

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Les États-Unis ont bombardé l’Iran dans la nuit du 17 au 18 juillet 2026, pour la septième fois en une semaine. Téhéran riposte en ciblant les bases américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

L’armée américaine a conduit une nouvelle série de frappes sur le territoire iranien samedi 18 juillet, au terme d’une semaine d’affrontements quotidiens. Les forces iraniennes ont répliqué en déclenchant des tirs de missiles et de drones contre plusieurs installations militaires américaines dans le Golfe. Bahreïn, le Koweït et la Jordanie ont tous trois été la cible de l’Iran dans cette nouvelle phase d’escalade.

La veille, Téhéran avait menacé d’entrer dans « une phase d’offensive totale » si les bombardements américains se poursuivaient au-delà de « deux ou trois jours ». Cette échéance est désormais largement dépassée. Les tractations diplomatiques qui avaient permis un bref ralentissement début juillet n’ont pas tenu : le 17 juin, un protocole d’accord avait été conclu entre Washington et Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transite normalement 20 % du brut et du gaz naturel liquéfié mondial. Mais la trêve n’a duré que quelques jours.

En chiffres
7
nuits de frappes américaines consécutives sur l'Iran
au 18 juillet 2026
20 %
du brut et du gaz mondial transitant par le détroit d'Ormuz
en temps normal
50+
blessés à Bahreïn depuis le 28 février 2026
et 2 morts recensés
28 fév. 2026
déclenchement de l'offensive américano-israélienne
opération Epic Fury

Frappes américaines sur plusieurs secteurs iraniens

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’armée américaine a visé plusieurs sites en Iran, notamment dans la région du détroit d’Ormuz. Des médias iraniens ont rapporté des frappes sur l’île de Qeshm et autour de Bandar Abbas[2], deux zones stratégiques pour le contrôle maritime du golfe Persique. Le 8 juillet, lors de la première vague de bombardements américains, huit militaires iraniens avaient été tués selon la télévision d’État iranienne. Un port près de Kuhestak, dans la province d’Hormozgan, avait également été touché.

Les États-Unis avaient lancé cette campagne aérienne après que Téhéran eut été accusé d’avoir tiré sur trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Washington a justifié ces frappes par la nécessité de sécuriser les voies maritimes et de faire pression sur le régime iranien. Depuis, les bombardements se répètent chaque nuit, sans qu’aucun signe d’apaisement ne se manifeste côté américain.

Ripostes iraniennes sur Bahreïn, le Koweït et la Jordanie

En réponse aux frappes américaines, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué jeudi matin des tirs contre « des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant » sur la base aérienne Ali al-Salem au Koweït. L’armée koweïtienne a confirmé avoir repoussé « des attaques hostiles de drones » iraniens dans la nuit, puis une nouvelle vague jeudi. Un journaliste de l’AFP sur place a entendu des explosions liées à ces interceptions.

À Bahreïn, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à deux reprises. Plusieurs explosions ont été entendues dans la capitale Manama, notamment autour du quartier de Juffair, où se trouve le quartier général de la 5e flotte de la marine américaine[1]. Le ministère de la Défense bahreïni a indiqué que les défenses aériennes du royaume avaient intercepté une partie des drones et missiles. Depuis le début du conflit le 28 février 2026, Bahreïn a enregistré deux morts et plus de cinquante blessés.

Des frappes ont également été signalées en Jordanie, où l’Iran a ciblé des installations militaires américaines. Les Gardiens de la Révolution ont mentionné dans leur communiqué les bases d’Arifjan et Ali Al-Salem au Koweït, ainsi que celles de Juffair et Sheikh Isa à Bahreïn.

Pourquoi les frappes américano-iraniennes s'intensifient

Escalade quotidienne
Sept nuits de frappes américaines sur l'Iran, suivies de ripostes iraniennes sur Bahreïn, le Koweït et la Jordanie. Téhéran menace d'entrer dans « une phase d'offensive totale ».
Détroit d'Ormuz paralysé
Le protocole d'accord du 17 juin pour rouvrir ce passage maritime stratégique, par où transite 20 % du brut mondial, a volé en éclats. Le prix du pétrole remonte.
Négociations enterrées
Donald Trump a déclaré le cessez-le-feu « terminé ». Les pourparlers menés en Suisse sous médiation pakistanaise sont suspendus depuis la reprise des hostilités.
Conflit débuté fin février
L'offensive américano-israélienne du 28 février 2026 visait un changement de régime à Téhéran et l'arrêt du programme nucléaire iranien. L'Iran riposte depuis dans tout le Golfe.

Le Qatar et l’Irak touchés par les retombées

Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur dans les tentatives de négociations entre Washington et Téhéran aux côtés du Pakistan, n’a pas été épargné par les tensions. Les habitants ont reçu une brève alerte de sécurité en raison d’une menace jugée élevée, bien qu’aucune frappe directe n’ait été confirmée sur le territoire qatari.

En Irak, un drone a frappé un navire au large du port de Bassorah. Selon une source sécuritaire, le bateau transportait « des véhicules de marques américaines » en provenance des Émirats arabes unis et a été touché à proximité d’un terminal pétrolier irakien. Le ministère irakien du Pétrole a déclaré vérifier des informations quant à la chute d’un « objet non identifié » sur un pétrolier.

Un conflit déclenché fin février 2026

Cette escalade s’inscrit dans un conflit qui a débuté le 28 février 2026 par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. L’opération, baptisée « Epic Fury » côté américain et « Roaring Lion » côté israélien, visait selon le président Donald Trump à provoquer un changement de régime à Téhéran et à mettre fin au programme nucléaire iranien[5]. En riposte, l’Iran a lancé l’opération « Promesse honnête 4 », une vague de représailles massives qui a touché plusieurs pays du Golfe, l’île de Chypre et le Caucase.

Depuis, les combats se sont intensifiés et déplacés. Le 9 mars 2026, une base américaine à Bahreïn et un immeuble résidentiel avaient été touchés lors d’une matinée d’intenses bombardements. Environ 300 militaires britanniques stationnés à proximité du quartier général de la Cinquième flotte américaine n’avaient pas été blessés, mais des soldats canadiens présents dans le cadre d’un échange militaire se trouvaient également sur place au moment de l’attaque.

Négociations interrompues, perspective d’un terrain d’entente éloignée

Après la signature du protocole d’accord du 17 juin, Washington et Téhéran avaient repris des négociations difficiles en vue d’un règlement durable. La médiation pakistanaise, organisée en Suisse, avait été annoncée début juillet. Mais la reprise des frappes américaines et iraniennes a fait vaciller ces pourparlers. Donald Trump a publiquement affirmé que le cessez-le-feu était « terminé », mettant fin aux espoirs d’un apaisement rapide.

Le prix du pétrole a de nouveau grimpé ces derniers jours, alimenté par l’instabilité dans le détroit d’Ormuz et la crainte d’une extension du conflit. Les marchés redoutent une paralysie prolongée de ce couloir stratégique, d’autant que le Sri Lanka a pris le contrôle d’une frégate iranienne endommagée par crainte d’un nouveau torpillage, signe de la volatilité de la situation maritime dans la région.

Sur le terrain, l’Iran affiche dans les rues de Téhéran et de Mashhad sa volonté de vengeance. Le 9 juillet, des foules se sont rassemblées avant le passage du cortège funèbre du guide suprême Ali Khamenei, assassiné dans les premières semaines du conflit. Les autorités bahreïnies ont par ailleurs réprimé des personnes soupçonnées de célébrer les frappes iraniennes sur le royaume.

Escalade Iran – États-Unis : les faits du 18 juillet 2026

  • Les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la septième nuit consécutive le 18 juillet 2026.
  • L'Iran a riposté en ciblant des bases militaires américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
  • Le protocole d'accord du 17 juin 2026 pour la réouverture du détroit d'Ormuz n'a pas tenu.
  • Bahreïn a subi des frappes iraniennes visant notamment le quartier général de la 5e flotte américaine à Juffair.
  • Le conflit a débuté le 28 février 2026 par une offensive conjointe américano-israélienne contre l'Iran.
  • Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu était « terminé », enterrant les négociations suisses.
Julien Mercier
Julien Mercier
Julien Mercier décrypte les aides et les droits des Français. CAF, retraite, chômage, chèque énergie, MaPrimeRénov', bourses ou aides locales : il s'attache à dire clairement qui peut en bénéficier, pour quel montant, jusqu'à quand et comment faire la démarche, étape par étape. Attaché aux chiffres officiels et aux sources françaises, il écrit pour que chacun sache exactement à quoi il a droit — et n'y renonce pas faute d'information.

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