Le Paris Saint-Germain réclame 170 millions d’euros pour son ailier international français Bradley Barcola, cible de Liverpool et Arsenal, en s’appuyant sur le transfert de Morgan Rogers à Chelsea pour fixer le prix.
Bradley Barcola ne prolongera pas au Parc des Princes. L’ailier de 23 ans, double vainqueur de la Ligue des champions avec le PSG, a informé sa direction qu’il ne renouvellerait pas son bail, qui court jusqu’en 2028. Liverpool a fait de lui une priorité. Arsenal aussi suit le dossier. Mais Paris a déjà posé ses conditions financières : 170 millions d’euros, soit 145 millions de livres sterling.
Ce montant, confirmé par plusieurs médias britanniques ce week-end, s’appuie sur un précédent récent : le transfert de Morgan Rogers. Chelsea a déboursé 117 millions de livres (environ 136 millions d’euros) pour arracher l’ailier d’Aston Villa cet été. Le PSG s’en sert comme référence pour justifier sa propre évaluation de Barcola, estimant que son joueur vaut davantage compte tenu de son palmarès européen, de sa prestation lors de la dernière Coupe du monde et de son profil d’international français titulaire.
Un prix calibré sur Rogers, mais appliqué à un profil différent
Morgan Rogers a quitté Villa Park pour Stamford Bridge dans un transfert qui a fait débat outre-Manche. Beaucoup ont jugé la somme excessive pour un joueur qui n’avait jusqu’alors jamais franchi le cap européen avec son club. Le PSG, lui, fait valoir que Barcola affiche deux Ligues des champions au compteur, un statut de titulaire en équipe de France et une expérience internationale bien supérieure. D’où cette valorisation encore plus haute[1].
Pour autant, la comparaison a ses limites. Rogers évoluait en Premier League, un championnat dont les transferts internes gonflent systématiquement les prix. Barcola, formé à l’OL et passé par le PSG, n’a jamais joué en Angleterre. Son apport statistique (une dizaine de buts et autant de passes décisives la saison passée en Ligue 1) ne suffit pas à justifier, aux yeux de certains observateurs, un montant qui dépasserait largement le record britannique actuel.
| Joueur | Club vendeur | Montant (€) | Club acheteur |
|---|---|---|---|
| Morgan Rogers | Aston Villa | 136 M€ | Chelsea |
| Bradley Barcola | PSG | 170 M€ (demandés) | Liverpool / Arsenal (intéressés) |
Source : Get French Football NewsSky Sports
Liverpool prêt à négocier, mais pas à n’importe quel prix

Le club anglais a déjà fait savoir qu’il comptait formuler une première offre dans les prochains jours. Andoni Iraola, le technicien des Reds, a obtenu un accord de principe avec Barcola. Le joueur serait favorable à un départ vers Anfield, où il retrouverait un projet ambitieux et une vitrine européenne de premier plan.
Mais Liverpool n’a pas l’intention de s’aligner sur les 170 millions réclamés. Le club espère faire baisser la note, en argumentant notamment que le contrat de Barcola ne court que jusqu’en 2028 et que le joueur a déjà signifié son refus de prolonger. Une position qui affaiblit, en théorie, le pouvoir de négociation parisien. Arsenal, de son côté, reste à l’affût, mais n’a pour l’instant transmis aucune offre concrète[5].
L’été dernier, Liverpool avait battu trois fois son record de transfert en recrutant Hugo Ekitike (Francfort), Florian Wirtz (Leverkusen) et Alexander Isak (Newcastle) pour un total de 365 millions d’euros, bonus inclus. Un investissement massif qui n’incite pas la direction à se lancer dans une nouvelle enchère à neuf chiffres sans garantie sportive.
Pourquoi le PSG fixe Barcola à 170 millions d'euros
Luis Enrique ne retient personne, mais pose ses conditions
Du côté du PSG, Luis Enrique a été clair en interne : il ne veut que des joueurs totalement engagés. Le technicien espagnol refuse de garantir une place de titulaire à quiconque, y compris à Barcola. Ce positionnement a pesé dans la décision du Français de ne pas prolonger. L’entraîneur parisien ne s’oppose donc pas à un départ, à condition que le club obtienne une indemnité à la hauteur de ses ambitions financières.
Paris utilise aussi le cas Elliot Anderson, milieu de Newcastle transféré en janvier dernier pour 45 millions d’euros, comme autre point de repère pour calibrer ses demandes. L’idée : montrer que les prix de la Premier League servent désormais d’étalon pour tous les grands clubs européens, quelle que soit la ligue d’origine du joueur.
Un dossier sous haute tension jusqu’à la fin du mercato

Le mercato estival ferme ses portes le 31 août. Liverpool dispose donc d’un mois pour convaincre le PSG de réviser son prix ou pour se tourner vers un autre profil. Arsenal, qui avait échoué à recruter Rogers avant son départ à Chelsea, voit en Barcola une alternative crédible, mais n’a pas encore traduit son intérêt par une proposition chiffrée.
Pour l’instant, Paris tient bon. La direction parisienne estime que son ailier vaut autant, sinon plus, que Rogers compte tenu de son palmarès et de son statut international. Reste à savoir si un club anglais acceptera de franchir la barre des 170 millions d’euros pour un joueur qui n’a jamais évolué en Premier League, ou si le PSG devra revoir sa copie à la baisse pour ne pas se retrouver avec un joueur en fin de contrat dans deux ans.
Bradley Barcola, Liverpool et le PSG : les chiffres du dossier
- Bradley Barcola ne prolongera pas son contrat au PSG, qui expire en 2028.
- Le PSG réclame 170 millions d'euros en s'appuyant sur le transfert de Morgan Rogers à Chelsea (136 M€).
- Liverpool et Arsenal sont intéressés, mais aucune offre formelle n'a encore été transmise.
- Luis Enrique accepte un départ de Barcola, à condition d'obtenir le prix demandé.
- Liverpool a dépensé 365 millions d'euros l'été dernier pour Ekitike, Wirtz et Isak.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

