Dans les salles blanches de Thales Alenia Space à Cannes, les modèles de la mission européenne ExoMars 2028 viennent d’achever une étape décisive de tests, ouvrant la voie à un lancement prévu en 2030.
Le site cannois de Thales Alenia Space, dont le président du conseil de surveillance est Massimo Claudio Comparini, concentre depuis plusieurs mois les efforts de l’industrie spatiale européenne sur l’un de ses programmes les plus ambitieux : envoyer un rover sur Mars pour y chercher des traces de vie enfouies sous la surface.
Les équipes ont finalisé une campagne de tests sur les modèles de la mission. Une étape que les ingénieurs qualifient eux-mêmes de décisive dans le calendrier du programme.
Un rover pour sonder le sous-sol martien
L’objectif scientifique est précis. Le rover d’ExoMars sera chargé de forer le sol martien pour analyser ce qui se trouve en profondeur, là où d’éventuelles molécules organiques auraient pu être préservées des rayonnements cosmiques. La question de la vie sur Mars, ou de ses traces passées, est au cœur du programme.[1]
Le site de Cannes porte une part substantielle de la conception et de l’intégration des systèmes. Thales Alenia Space y emploie des ingénieurs spécialisés dans les instruments scientifiques embarqués, une compétence construite sur plusieurs décennies de missions d’observation et d’exploration.
Lancement en 2030, atterrissage en 2028 visé
Le calendrier affiché prévoit un atterrissage du rover en 2028, pour un lancement fixé à 2030. La séquence peut sembler contre-intuitive, mais elle reflète les contraintes des fenêtres de tir vers Mars, qui s’ouvrent tous les vingt-six mois environ, et la durée du voyage interplanétaire.[2]
La mission s’inscrit dans le cadre de l’Agence spatiale européenne. Elle a connu des turbulences ces dernières années, notamment après la rupture de la coopération avec l’agence spatiale russe Roscosmos en 2022, qui avait contraint l’ESA à revoir entièrement le volet lancement et atterrissage du programme.
Les tests franchis par les équipes de Cannes constituent donc un signal concret : le programme avance, malgré la complexité des reconfigurations imposées depuis 2022.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés
