Les agents de la FSAS-CGTG ont lancé une grève reconductible au centre hospitalier Louis Constant Fleming de Saint-Martin, pointant des sous-effectifs chroniques et un dialogue social au point mort.
La colère gronde au sein du personnel soignant de Saint-Martin. Ce vendredi, les agents affiliés à la FSAS-CGTG ont cessé le travail à l’hôpital Louis Constant Fleming, engageant un mouvement reconductible. Le syndicat dénonce des conditions de travail dégradées, des effectifs insuffisants et une direction peu disposée à négocier.
Plusieurs services de l’établissement se trouvent en difficulté du fait de ces manques de personnel. La situation, selon le syndicat, n’est pas nouvelle : le dialogue social s’est progressivement détérioré, rendant toute issue rapide peu probable.
L’hôpital Fleming sous pression, un mouvement qui s’inscrit dans la durée
Le centre hospitalier Louis Constant Fleming est le principal établissement de soins de Saint-Martin. Confronté aux contraintes propres aux territoires ultramarins, difficultés de recrutement, isolement géographique, budget contraint, il subit de plein fouet une pénurie de personnels que les agents décrivent comme structurelle plutôt que conjoncturelle. Le syndicat FSAS-CGTG, branche de la Confédération générale du travail de Guadeloupe, n’a pas précisé de liste de revendications chiffrées dans les éléments disponibles, mais insiste sur l’urgence d’un retour à une table de négociation.
Un climat social tendu dans les hôpitaux ultramarins
Le mouvement de Saint-Martin ne s’inscrit pas dans un vide. Dans le même temps, les professionnels de la radiologie du CHU de Perrin en Guadeloupe ont eux aussi déclenché une grève pour des conditions de travail jugées incohérentes et dégradées. Plus au nord, à Mayotte, une intersyndicale de l’aéroport a annoncé un arrêt de travail à partir du 13 juin, réclamant hausses de salaires, primes et davantage de moyens humains et matériels. La multiplication de ces conflits sociaux dans les territoires d’outre-mer traduit une tension de fond sur les conditions d’exercice des agents publics, loin des arbitrages budgétaires de l’Hexagone.
Le dialogue social, nerf du conflit à Saint-Martin
C’est précisément la dégradation du dialogue social qui distingue ce mouvement d’une simple revendication salariale. Quand la communication entre direction et représentants du personnel se rompt, la grève devient le seul levier restant. La FSAS-CGTG n’a pas fixé de délai pour lever le préavis, rendant le conflit ouvert par définition. La direction de l’établissement n’avait pas réagi publiquement au moment de la publication des premières informations sur ce mouvement.

