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Le 25 septembre, la Halle aux blés ouvrira enfin au public à Clermont-Ferrand

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Vingt ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour que les portes de la Halle aux blés, au cœur de Clermont-Ferrand, se rouvrent enfin au public. Le 25 septembre 2026, le bâtiment emblématique du quartier Ballainvilliers sortira de son silence pour devenir le nouvel écrin du Frac Auvergne, le Fonds régional d’art contemporain.

Annoncée en 2021, reportée en 2024, puis en 2025, l’ouverture a été confirmée par Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, propriétaire des lieux. Cette fois, c’est la bonne.

Pour ceux qui ont vu grandir Clermont-Ferrand sans jamais franchir le seuil de cet édifice historique, ce sera une découverte. Construite entre 1762 et 1771 par François-Charles Dijon, l’architecte de la partie la plus ancienne de l’Hôtel-Dieu, la halle abritait autrefois le marché aux céréales. Surélevée en 1822 par Louis-Charles Ledru, elle a ensuite accueilli l’École des beaux-arts de Clermont jusqu’en 2006, avant de rester fermée pendant plus de deux décennies.

800 mètres carrés pour l’art contemporain

À l’intérieur, 800 mètres carrés seront désormais dédiés aux expositions. L’exposition inaugurale, intitulée Les mues éternelles, réunira 40 artistes dont les œuvres proviennent des collections du Frac Auvergne et du Frac Rhône-Alpes[2]. Une manière de montrer ce que la Région possède et conserve depuis des années, souvent à l’abri des regards.

Une pièce inédite sera également présentée : celle de Makiko Furuichi, artiste japonaise en résidence, qui produira cet été une œuvre spécifique pour le lieu. Un geste de création pensé pour ce bâtiment, pour sa lumière, pour son histoire.

Jean-Louis Prat déjà annoncé pour septembre 2027

L’ambition ne s’arrête pas là. En septembre 2027, une grande exposition est déjà dans les cartons : une carte blanche à Jean-Louis Prat, ancien directeur de la Fondation Maeght, qui présentera en co-commissariat de grandes œuvres de l’art contemporain. Ceux qui ont encore en mémoire Un corps inattendu, qu’il avait présenté au Frac Auvergne en 2011, savent ce que cela signifie : de l’envergure, de l’exigence, des noms qui comptent.

Pour Clermont-Ferrand, c’est un équipement culturel d’une autre échelle qui se met en place. Un lieu qui, enfin, existe autrement que dans les promesses.

Marc Dubreuil
Marc Dubreuil
Marc Dubreuil, rédacteur régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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