Pour la neuvième nuit consécutive, l’aviation américaine frappe l’Iran : une centrale nucléaire civile touchée à Bouchehr, trois soldats américains tués, Téhéran riposte sur le Koweït et Bahreïn.
Les chasseurs américains ont bombardé plusieurs sites iraniens dimanche 19 juillet 2026, dont la centrale nucléaire de Bouchehr, en activité. Washington affirme viser les centres de commandement des gardiens de la révolution et les infrastructures de lancement de missiles. Marco Rubio, secrétaire d’État, l’a déclaré : « Nous ne nous contentons pas de protéger le détroit d’Ormuz. Nous visons aussi les lieux que les Iraniens utilisent pour tirer leurs missiles et leurs drones. »
Neuf nuits de raids. Les villes de Sirik, port face au détroit, et Hajiabad, dans la province d’Hormozgan, ont été touchées. Un mort est recensé près d’Ormuz. Plusieurs pétroliers ont été attaqués par des drones iraniens, le détroit reste contesté. Téhéran affirme toujours le contrôler.
Une centrale nucléaire en construction frappée à Darkhovin
L’Organisation iranienne de l’énergie atomique dénonce « un acte agressif et brutal contraire au droit international ». Les forces américaines ont touché dimanche la centrale de Darkhovin, dans le sud-ouest du pays, actuellement en construction[3]. L’Agence internationale de l’énergie atomique précise que l’installation « en est à un stade très précoce de construction et ne contenait aucun matériau nucléaire lors de la dernière visite de l’AIEA ». Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, appelle à « la retenue militaire à proximité de tous les sites liés au nucléaire ».
Le chantier a débuté en 2022. L’Iran a contacté l’AIEA au sujet de l’attaque. Aucun bilan humain n’a été communiqué sur ce site.
Trois soldats américains tués, un disparu
Vendredi 17 juillet, l’Iran a frappé sept bases aériennes américaines en Jordanie. Deux soldats américains sont morts dans ces attaques. Un troisième a été tué dimanche en Irak, lors d’une frappe de drone iranienne alors qu’il tentait de détruire une munition ennemie. Un militaire reste porté disparu.
Donald Trump a réagi : « C’étaient de grands patriotes qui se sont battus pour que l’Iran n’obtienne pas l’arme nucléaire. L’Iran a été durement touché et a quasiment tout perdu militairement. » Le Commandement central des forces américaines (Centcom) affirme viser « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie ».
Pourquoi les frappes américaines visent désormais le nucléaire iranien
L’Iran riposte sur le Koweït, Bahreïn et la Jordanie
Lundi 20 juillet, les missiles iraniens ont visé le Koweït et Bahreïn. Dimanche, l’armée iranienne avait annoncé le lancement de drones explosifs contre deux bases militaires utilisées par les Américains au Koweït[1]. La ville de Mangaf, au sud de Koweït City, a été touchée : une installation pétrolière et une centrale électrique ont subi des dégommages.
La Jordanie a également été ciblée par des missiles iraniens. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport d’hydrocarbures, reste un théâtre d’affrontements quotidiens. Deux pétroliers ont été attaqués par des drones iraniens ces derniers jours.
Les négociations diplomatiques se poursuivent malgré les tirs

Malgré l’intensité des frappes, Téhéran affirme que les négociations diplomatiques avec les États-Unis continuent. Aucune date de rencontre n’a été officialisée. Les discussions portent sur la réouverture du détroit d’Ormuz et, dans une phase ultérieure, sur le programme nucléaire iranien.
Le Pakistan joue un rôle de médiateur. En juin 2026, un protocole d’accord avait été finalisé pour mettre fin aux hostilités, signature prévue en Suisse. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le conflit, débuté fin février 2026, entre dans son cinquième mois.
| Date | Événement | Victimes |
|---|---|---|
| 17 juillet | Attaque de 7 bases US en Jordanie | 2 soldats américains tués |
| 19 juillet | Frappe de drone iranienne en Irak | 1 soldat américain tué |
| 19 juillet | Raids US près du détroit d’Ormuz | 1 mort iranien signalé |
| 19-20 juillet | Ripostes sur Koweït, Bahreïn, Jordanie | Installations civiles touchées |
Source : La Libre BelgiqueLe Parisien
Washington martèle sa détermination à empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire. Les frappes ciblent prioritairement les infrastructures militaires et les centres de commandement. La centrale de Bouchehr, seule installation nucléaire iranienne en fonctionnement, avait été épargnée jusqu’à dimanche.
Le conflit s’enlise. Les négociations avancent sur le papier, les bombardements se poursuivent sur le terrain. Aucun calendrier de désescalade n’a été annoncé.
Escalade Iran-États-Unis : les faits du 17 au 20 juillet 2026
- Les États-Unis ont frappé la centrale nucléaire de Bouchehr et celle de Darkhovin (en construction) le 19 juillet 2026
- Trois soldats américains tués depuis le 17 juillet : deux en Jordanie, un en Irak par drone iranien
- L'Iran a riposté sur le Koweït, Bahreïn et la Jordanie : installations pétrolières et bases militaires touchées
- L'AIEA appelle à la retenue militaire près des sites nucléaires, Darkhovin ne contenait aucun matériau nucléaire
- Les négociations diplomatiques se poursuivent malgré les bombardements quotidiens depuis février 2026
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés


