Voilà la version la plus musclée de l’Emira, et Lotus ne fait pas dans la demi-mesure. La 420 Sport pousse le petit coupé à moteur central un cran plus loin : plus de chevaux, moins de poids, un châssis retravaillé. Pour ceux qui trouvaient l’Emira classique un peu trop polie, c’est la réponse.
Le nom dit tout : 420 chevaux dans la nomenclature européenne, soit 416 ch réels. C’est la Lotus Emira la plus puissante que l’on puisse acheter aujourd’hui. Et ça compte, parce que le quatre-cylindres n’est pas n’importe lequel.
Sous le capot, on retrouve le turbo 2.0 litres emprunté à Mercedes-AMG. Rien de neuf sur le principe, mais les ingénieurs de Hethel ont poussé la puissance vers le haut et grimpé le couple à 500 Nm. Résultat : une accélération plus franche sur toute la plage de régime, et un 0 à 100 km/h abattu en 3,9 secondes selon Lotus. La version la plus rapide jamais produite de l’Emira, un demi-seconde de mieux que l’Emira de base et un dixième devant la SE.
416 ch, boîte à double embrayage, propulsion : la mécanique
La transmission reste une boîte automatique à double embrayage à huit rapports, envoyant tout à l’arrière comme il se doit pour une sportive équilibrée[1]. Pas de boîte manuelle ici : cette gourmandise-là reste réservée au V6. La commande de boîte a été retouchée pour des passages plus vifs et plus anticipés, précise Car and Driver, qui a mis un pied à bord[4].
Là où Lotus a vraiment travaillé, c’est sur la balance. Avec le Lightweight Handling Pack installé, la 420 Sport gagne 26 kg par rapport à l’Emira Turbo. Elle devient ainsi la plus légère de la gamme, un poil au-dessus de 1 430 kg selon les données de Motor1. Ajoutez à cela une caisse abaissée de 5 mm, des pneus plus adhérents et une suspension revue, et vous obtenez une machine qui promet de coller au bitume[2].
Toit vitré amovible et palettes carbone
À bord, pas de bouleversement mais des touches qui font plaisir : palettes de changement de vitesse en carbone, sièges réglables sur douze positions de série. Un pack Carbone et un pack peint à la main viennent, en option, ajouter des accents pour ceux qui veulent personnaliser. Nouveauté marquante côté carrosserie : un panneau de toit en verre amovible, de quoi laisser entrer l’air et le ciel.
C’est peut-être la dernière grosse itération de la Lotus à essence avant que la marque ne bascule plus franchement vers l’électrique. Une raison de plus de savourer ce châssis-là, celui qui a fait la réputation de la maison anglaise sur circuit comme sur route.
Face à la Corvette, à la Nissan Z et à l’Alpine
Sur le papier, la 420 Sport joue dans la cour des sportives qui comptent. Chez Car and Driver, la vitesse de pointe grimpe à 300 km/h et Lotus annonce un quart de mile en 11,9 secondes, une performance qui la place face à Porsche et, ça nous parle davantage ici, face à l’Alpine[4]. La comparaison n’est pas anodine : l’Emira et l’A110 chassent le même client, celui qui cherche l’agilité et la légèreté plutôt que la puissance brute.
Voici les chiffres officiels de la 420 Sport :
| Donnée | Lotus Emira 420 Sport |
|---|---|
| Puissance | 416 ch à 6 500 tr/min |
| Couple | 500 Nm (369 lb-ft) à 5 000 tr/min |
| 0 à 100 km/h | 3,9 s |
| Vitesse de pointe | 300 km/h (186 mph) |
| Transmission | Double embrayage 8 rapports, propulsion |
| Moteur | 4 cylindres 2.0 L turbo (base AMG) |
Source : Car and Driver
Reste le nerf de la guerre : le prix. La Turbo SE démarre à 106 900 dollars, la 420 Sport à 122 900 dollars, soit un supplément de 16 000 dollars, avec des livraisons annoncées pour août par Lotus[2]. Au Royaume-Uni, Top Gear l’affiche à 105 900 livres[3]. En France, la 420 Sport est proposée à 133 500 euros, un tarif qui la situe clairement dans le haut du segment des coupés sportifs.
À ce niveau de prix, on n’achète pas une fiche technique, on achète des sensations. Et c’est précisément là que Lotus a toujours eu son mot à dire. L’Emira 420 Sport ne cherche pas à écraser la concurrence à coups de chevaux, elle mise sur l’équilibre et la précision de la direction. Un pari qui, sur la route comme sur le circuit de Hethel, semble tenir la corde.
Sources
4 sources · 6 faits vérifiés


