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Occitanie : fin de canicule annoncée pour le 20 août, après un été aux 50 journées à 35 °C

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Jeudi 20 août 2026. C’est la date que tout le monde attend ici. Celle où la canicule qui écrase l’Occitanie depuis le 15 mai devrait enfin prendre fin. Météo Languedoc le confirme : la séquence caniculaire touche à sa fin sur les régions méditerranéennes. Pas un rafraîchissement brutal, mais une inflexion nette. Les températures resteront élevées, des journées chaudes se profilent encore jusqu’en septembre, mais ce qui change, c’est l’intensité et la durée. Le thermomètre ne collera plus aux 40 °C jour après jour.

Il faudra patienter encore un peu. La chaleur restera caniculaire jusqu’à l’après-midi du mercredi 19 août, un dernier coup de chalumeau avant le basculement. « Je ne dis pas qu’il va faire froid ensuite », précise Christophe Ferré, co-fondateur de Météo Languedoc. Mais un changement important se produira. Des masses d’air plus douces vont gagner le sud. Et avec elles, un autre phénomène : les orages.

Retour des orages sur tout le territoire

À partir de jeudi, le risque d’orages va sensiblement augmenter, partout selon Météo Languedoc. Après des semaines de temps sec, anticyclonique, écrasant, l’atmosphère va progressivement se déstabiliser. Les prévisions devront encore préciser quels secteurs seront les plus exposés et l’intensité des phénomènes, mais l’évolution est là. Météo Pyrénées partage cette analyse et revient sur la durée exceptionnelle de la période : un « long, très long été », qui dure depuis le 15 mai, très sec et bien trop chaud.

Christophe Dedieu, de Météo Pyrénées, résume : « Un été digne de l’Atlas ». Voilà ce que nous avons vécu depuis plusieurs mois. Une formule qui dit tout.

Nîmes : 50 journées à 35 °C, contre une seule en 1976

Cet été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en Occitanie depuis le début des relevés, il y a environ une centaine d’années. Nîmes illustre à elle seule le caractère hors norme de la séquence : le seuil des 35 °C y a été atteint 50 fois[1]. Cinquante journées. Pour comparaison, le célèbre été 1976, pourtant considéré comme exceptionnellement chaud, n’avait enregistré qu’une seule journée à 35 °C dans la ville gardoise.

Le chiffre permet de mesurer l’ampleur de ce qui s’est joué ici. Pas une parenthèse, pas une anomalie passagère : une séquence climatique d’une intensité inédite, qui a marqué les corps, les cultures, les nappes, les rivières. Ailleurs en région, Toulouse a approché ou dépassé localement les 40 °C lors des journées les plus chaudes, avec des températures ressenties frôlant les 47 °C certains jours[4]. La Haute-Garonne et plusieurs départements voisins avaient basculé en vigilance orange canicule à plusieurs reprises au cours de l’été.

Un territoire déjà marqué par la sécheresse

Cette cinquième vague de chaleur de l’année a frappé un territoire déjà fragilisé. La sécheresse historique a touché les récoltes, mis sous tension les réserves d’eau potable, provoqué des feux de végétation. À Figeac, dans le Lot, le Célé approvisionnait les robinets avec un débit déjà très faible en juillet, au niveau habituel de fin d’été[3]. Les maraîchers, comme Mélanie Calvet à Rignac en Aveyron, ont vu leurs légumes détruits par les vagues successives de chaleur extrême.

Les hôpitaux ont également subi la pression : hyperthermies, malaises cardiaques, premiers décès. Les services funéraires saturés en région parisienne ont dû mettre en place des solutions temporaires, et les services de gériatrie ont été particulièrement sollicités[5]. Le Cantal avait été placé en vigilance orange canicule. La vigilance rouge aux feux de forêt avait été décrétée en Haute-Garonne le 25 juin : 22 feux de végétation recensés en quelques jours.

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Et même si la canicule doit officiellement prendre fin jeudi, la chaleur restera présente dans les prochaines semaines. Mais l’été interminable, celui qui dure depuis le 15 mai, celui qui a transformé l’Occitanie en Atlas méditerranéen, devrait enfin connaître une inflexion. Une date à retenir, donc : jeudi 20 août 2026. Il y aura un avant, et un après.

Frédéric Calmels
Frédéric Calmels
Frédéric Calmels, rédacteur régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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