Microsoft change sa manière de présenter ses PC équipés pour l’intelligence artificielle. Ses nouveaux Surface annoncés en septembre 2026 ne sont plus mis en avant comme des « Copilot+ PC », même si leur matériel reste capable d’exécuter les fonctions d’IA locales prévues par Windows.
Pour un acheteur en France, ce changement concerne surtout le vocabulaire commercial. Le label Copilot+ ne disparaît pas des pages de Microsoft et les fonctions qui lui sont associées conservent leurs exigences matérielles. Il faut donc davantage regarder la configuration et les fonctions réellement compatibles que la seule présence d’un logo sur la fiche du PC.
- Microsoft ne met plus en avant le label Copilot+ pour ses nouveaux Surface de septembre 2026, malgré leur compatibilité.
- Les fonctions d'IA locales nécessitent toujours un NPU d'au moins 40 TOPS, indépendamment du marketing.
- Copilot fonctionne sur tous les PC Windows 11, seules certaines fonctions avancées sont réservées aux Copilot+ PC.
Les nouveaux Surface ne sont plus présentés comme des « Copilot+ PC »
Le changement est visible dans l’annonce officielle publiée par Microsoft le 23 septembre 2026. Pour présenter les nouvelles générations des Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces équipées du Snapdragon X2 Plus, le constructeur insiste sur les performances, l’autonomie et l’exécution locale de tâches d’IA, mais n’utilise plus le label Copilot+ PC pour définir ces deux machines.
La différence avec la génération précédente est nette. Lors du lancement des Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces en mai 2025, Microsoft les avait explicitement présentés comme de nouveaux « Surface Copilot+ PCs ». Cette évolution de communication a été relevée le 25 septembre par Ars Technica.
Microsoft n’a toutefois pas annoncé officiellement la suppression de la catégorie Copilot+ PC. Sa page française consacrée aux Copilot+ PC reste accessible et décrit toujours cette famille particulière de machines Windows 11.
Un PC n'a pas besoin d'être estampillé Copilot+ pour utiliser l'application Microsoft Copilot.
Le seuil technique des Copilot+ PC reste d’actualité
Derrière le nom Copilot+ se trouve une configuration matérielle destinée notamment à accélérer certaines tâches d’intelligence artificielle directement sur l’ordinateur. Microsoft indique toujours qu’un Copilot+ PC doit disposer d’un processeur neuronal, ou NPU, capable d’atteindre au moins 40 TOPS, soit 40 000 milliards d’opérations par seconde.
Cette puissance de calcul locale permet d’utiliser certaines fonctions propres à cette catégorie de PC sans confier systématiquement le traitement au cloud. Microsoft détaille ces prérequis dans son guide consacré aux appareils équipés d’un NPU.
Les nouveaux Surface annoncés en septembre restent précisément conçus autour de cette logique. Microsoft indique qu’ils utilisent le Snapdragon X2 Plus et continue de mettre en avant leurs performances d’IA locale. Le retrait du terme Copilot+ de leur présentation ne signifie donc pas l’abandon du matériel spécialisé.
Copilot fonctionne aussi sur des PC Windows 11 qui ne sont pas Copilot+
C’est la distinction la plus importante au moment d’acheter un ordinateur. Un PC n’a pas besoin d’être estampillé Copilot+ pour utiliser l’application Microsoft Copilot. Microsoft explique que Copilot est installé par défaut sur les nouveaux PC Windows 11 et peut également être installé sur une machine compatible.
La différence porte sur certaines fonctions exécutées localement et réservées aux configurations disposant du matériel nécessaire. Microsoft cite notamment des expériences comme Click to Do, certaines fonctions de recherche améliorée, les effets Windows Studio ou encore des fonctions de création et de traitement d’images. Leur disponibilité peut aussi dépendre du processeur, de la langue, de la région et des mises à jour installées.
La page d’aide de Microsoft pour choisir entre un PC Windows 11 et un Copilot+ PC maintient d’ailleurs clairement cette distinction : un PC Windows 11 classique donne accès à Copilot, tandis qu’un Copilot+ PC ajoute des capacités reposant sur un NPU plus puissant.
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter un PC en France

Le recul du label dans la communication de Microsoft rend la fiche technique encore plus importante. Pour un achat destiné à durer plusieurs années, il faut vérifier les fonctions recherchées plutôt que supposer que la présence ou l’absence du mot « Copilot+ » résume les capacités de la machine.
- Vérifier si le PC possède un NPU d’au moins 40 TOPS lorsque des fonctions Copilot+ locales sont recherchées.
- Contrôler la compatibilité de chaque fonction Windows AI, car toutes ne sont pas disponibles sur tous les processeurs ou appareils.
- Ne pas confondre l’application Copilot, accessible sur de nombreux PC Windows 11, avec les fonctions spécifiques aux Copilot+ PC.
- Vérifier la disponibilité en France des fonctions annoncées, certaines pouvant dépendre de la région ou de la langue.
Microsoft continue donc de développer les fonctions d’IA de Windows et de vendre des machines disposant du matériel nécessaire pour les exécuter localement. Pour le consommateur français, le principal changement est ailleurs : le nom « Copilot+ PC » devient moins déterminant dans la communication commerciale. Avant un achat, les caractéristiques du NPU et la liste précise des fonctions compatibles constituent désormais des repères plus utiles que le seul label.
Questions fréquentes
Pourquoi acheter un Copilot+ PC si Copilot fonctionne sur tout PC Windows 11 ?
Les Copilot+ PC offrent des fonctions exclusives exécutées localement sans cloud, comme Click to Do, les effets Windows Studio ou le traitement d’images. Ces capacités requièrent un NPU d’au moins 40 TOPS que seuls les Copilot+ PC possèdent.
Le retrait du label Copilot+ signifie-t-il que les nouveaux Surface ne sont plus performants en IA ?
Non. Les nouveaux Surface de septembre 2026 utilisent le Snapdragon X2 Plus et conservent les mêmes capacités d’IA locale. Microsoft a simplement changé sa présentation marketing sans abandonner le matériel spécialisé.
Comment vérifier qu'un PC acheté en France supporte vraiment les fonctions d'IA locales ?
Il faut vérifier que le PC possède un NPU d’au moins 40 TOPS et contrôler la compatibilité de chaque fonction Windows AI recherchée, car leur disponibilité dépend aussi du processeur, de la langue, de la région et des mises à jour installées.

