Un homme de 20 ans a été abattu par balles dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’agglomération de Pointe-à-Pitre. Trois tirs, vers 3h50 du matin. Le conducteur du véhicule où il se trouvait l’a conduit au CHU. Les médecins n’ont rien pu faire : la victime est décédée vers 5h30. C’est le 24e homicide enregistré en Guadeloupe depuis le 1er janvier, quatre jours seulement après le précédent.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 au 24 juillet. La victime, âgée de 20 ans, était passager d’un véhicule quand elle a été touchée par trois balles. Le conducteur a pris la direction du CHU de la Guadeloupe dans l’urgence. Malgré la prise en charge médicale, le jeune homme est mort sur place.
Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre a confirmé le décès. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de Pointe-à-Pitre. Les circonstances exactes du meurtre n’ont pas été détaillées à ce stade par les autorités. Aucun suspect n’a été interpellé selon les informations disponibles.
Le 23e homicide s’était produit samedi au Gosier
Ce décès porte à 24 le nombre d’homicides enregistrés en Guadeloupe depuis le début de l’année. Le procureur général de Basse-Terre, Eric Maurel, l’a confirmé mercredi. Le 23e homicide s’était produit quatre jours plus tôt, le 19 juillet, au Gosier[2]. Un homme de 32 ans, rappeur originaire du Moule, avait été tué vers 5h30 du matin sur le parking d’un cabaret de spectacles érotiques, à Labrousse. Des individus à bord d’une voiture l’avaient visé au thorax et au sternum. Deux hommes avaient été placés en garde à vue.
Deux meurtres en quatre jours dans l’agglomération pointoise et ses environs. Le rythme s’est accéléré ces dernières semaines. L’archipel, qui compte environ 372 000 habitants répartis entre Grande-Terre, Basse-Terre et les dépendances, enregistre régulièrement des taux d’homicides supérieurs à la métropole.
Une violence armée endémique dans l’agglomération pointoise
L’agglomération pointoise, zone urbaine la plus dense de la Guadeloupe avec plus de 100 000 habitants, concentre une part significative de ces violences. Les règlements de comptes et les trafics de stupéfiants sont régulièrement évoqués par les autorités comme facteurs explicatifs, sans que les motivations précises de chaque crime soient toujours établies.
Avec 24 homicides au 23 juillet, l’année 2026 se situe dans la continuité des années précédentes marquées par une violence armée endémique. Les autorités locales et nationales ont régulièrement annoncé des plans de lutte contre l’insécurité, sans que la tendance ne s’inverse durablement. En mai, un jeune homme de 21 ans était mort d’une balle au thorax après avoir été déposé anonymement aux urgences du CHU[1]. C’était le 14e homicide de l’année.
La brigade criminelle de Pointe-à-Pitre dispose désormais du dossier pour identifier les auteurs des tirs et reconstituer le déroulement des faits. Les enquêteurs devront déterminer si la victime était ciblée personnellement ou si le véhicule a été pris pour cible de manière plus générale. Le mobile du meurtre, comme le lieu exact de la fusillade dans l’agglomération pointoise, n’ont pas été précisés par le parquet.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

